ElDiablo et moi nous sommes déjà rencontré l’année dernière pour parler des Lascars et de la Bande dessinée de la série. Pour rappel « Lascars » est une série d’animation (au format court – 1 min) créée par El Diablo et Alexis Dolivet avec Diam’s, Omar& Fred, Vincent Cassel, Vincent Desagnat, IZM. Cette série a été pour la première fois diffusée le 21/07/1998. Les LASCARS mettent en scène les tribulations quotidiennes de la jeunesse d’aujourd’hui. Une culture qui s’épanouit depuis plus de 20 ans et devient, peu à peu, un modèle dominant à travers les modes … Mais revenons sur le film qui doit sortir à la mi – Juin!
Quel est le « pitch » du film ?
Le concept de long métrage au départ, nous on avait envie d’un film un peu chorale, comme la série : le héros c’était plus les histoires que le personnage , on ne pouvait pas se permettre cela dans un long métrage, par contre on ne voulait pas non plus totalement abandonner cette idée, donc on a eu envie d’un film où il n’y ait pas un protagoniste, mais au moins 5 ou 6. C’est à la fois les aventures de Tony Merguez, et José Frelat qui sont deux mecs qui essayent de partir en vacances mais qui n’y arrivent pas, Tony il a une meuf qui lui prend la tête, il fait du trafic de Beu, il se met en galère avec un gros Dealer, José Frelat lui fait des travaux dans la maison d’un juge, au black pour pouvoir se payer ses vacances, mais ca part en couille, il veut se taper la fille du juge, mais n’y arrive pas. A coté de ça, on a Momo qui a toujours voulu tourner du Porno, on a aussi Sammy et Narbé, qui sont deux espèces d’attrapeurs de meufs pas très habiles, ils racontent à tout le monde qu’ils partent à Santo-Rico, mais manque de bol ils peuvent plus partir : donc obligé de faire croire à tout le monde qu’ils sont partis : c’est chorale. Au départ on voulait un truc à la short cut, ou à la Pulp Fiction, les histoires étaient indépendantes, mais au fur et à mesure de l’écriture du film, tous les personnages se connaissent, ils sont en interaction les uns avec les autres, mais ça garde ce coté la: ma grande référence en terme de mise en scène, c’est une série comme Oz, qui à la fois est linéaire et en même temps raconte tout le temps les destins d’au moins 4-5 personnes en même temps : en l’occurrence là ça se centralise autour de l’été et des vacances dans une ville qui s’appelle Condé-sur-Ginette :et avec tout ce que qui peut se passer atour des vacances et des gars de la rue : on a des héros, mais le vrai héros c’est la rue et les différentes situations. »
Combien y a t’il de personnages « centraux »/principaux ? Je crois savoir qu’il y aura Tony Merguez et son pote José Frelate, Sammy et Narb mais combien d’autres personnages ?
Pour ceux qui suivent le groupe Canelason voici une bonne nouvelle.
Le crew a préparé un street album de 14 titres a télécharger gratuitement.
Celui ci se nomme « hiphop conscient métissé », et invite d’autres plumes tels que Dany Dan Philemon et autre Saloon. (Lyrical Suspects… DOWNLOAD : http://www.mediafire.com/?2dfctbzytcz
Faites tourner un maximum
C’est le dernier tir avant l’album qui sortira a la rentré!!!
Cet article a été écrit il y a un an (jour pour jour)et redevient d’actualité avec la sortie du Film « Les Lascars » au cinéma prévue pour le 17juin. Aussi, pour vous replonger dans cet univers si particulier et cher à bon nombres d’acteurs/amateurs de rap et/ou de Hip Hop; revoici cette rencontre avec l’un des piliers fondateurs de la série : ElDiablo.
Le Hip Hop rayonne, et ne touche pas que les 4 disciplines fondatrices (mciing, djiing, Graphisme, BBoying), il touche aussi la littérature, sous la forme de Bande dessinée, Comics et Manga, mais aussi sous la forme de films, et de dessins animés(DA).
J’ai RDV avec le créateur des Lascars : El Diablo. Mais que sont les « Lascars »?
Lascars est une série d’animation (au format court – 1 min) créée par El Diablo et Alexis Dolivet avec Diam’s, Omar & Fred, Vincent Cassel, Vincent Desagnat, IZM. Cette série a été pour la première fois diffusée le 21/07/1998. Les LASCARS mettent en scène les tribulations quotidiennes de la jeunesse d’aujourd’hui. Une culture qui s’épanouit depuis plus de 20 ans et devient, peu à peu, un modèle dominant à travers les modes …
Avant de commencer l’interview, voici de quoi vous mettre ou remettre dans le bain (pour ceux qui ne connaissent pas ce DA):
Commençons l’interview (plus bas vous pourrez encore regarder d’autres épisodes et pas des moindres) :
ELDiablo, avant de revenir sur les Lascars, peux tu te présenter ?
Je suis issu d’un crew de graffeurs : les PCP qui a beaucoup sévit dans les années 80 à 90 qui existe encore à l’heure actuelle, mais ce sont des petits jeunes et je ne les connais plus vraiment. Donc culture Hip-Hop à fond depuis l’âge de 12 piges. Depuis à peu près 1984 à fond dans le Hip-Hop, Culture BD énormément. J’ai été le premier dessinateur de BD Hip Hop en France (avant tous les autres (rires)) : en 1991 je publiais dans un magazine qui s’appelait Psykopat : et je racontais un peu mes tranches de vie, ce que je vivais et je les retranscrivais en BD, en histoire d’une page ou deux : ce qui était un petit peu l’ancêtre de la série Les Lascars, bien que graphiquement ça ne ressemblait pas vraiment, ce n’est pas aussi bien que Laurent Nicolas(un des dessinateurs des Lascars) mais voila c’était les premiers pas. Lascars vient de là : d’une BD mensuelle dans les années 90. A part cela je suis scénariste, metteur en scène, dessinateur et auteur de BD : je me défini comme un « artiste multimédia », dans le sens où je m’intéresse plus au fond qu’à la forme : quelque soit le support traité cela m’importe peu, ce qui m’intéresse surtout c’est de balancer les messages : je suis aussi à l’aise dans le dessin, l’écriture, et derrière une caméra.
Bonjour à tous, j’ai eu hier soir le plaisir de voir en avant première le « one man show » de Yacine.
Mais qui est Yacine me direz vous ? Vous le connaissez sans doute : il est l’un des membres de la troupe du « Jamel Comedy Club » : après trois saisons sur Canal + et de multiples représentations dans toute la France le voici (enfin?) en solo.
Son spectacle débute dès le 01 mai au Comedy Club : en voici le « pitch officiel » :
Des hommes préhistoriques, aux chevaliers du zodiaque, en passant par la révolution française, cet humoriste développe dans son premier opus un univers personnel, absurde, et… on n’a pas trouvé de troisième adjectif tellement c’est particulier… Après avoir participé aux trois saisons du Jamel Comedy Club sur Canal + … Après avoir partagé la scène du Casino de Paris avec la troupe du Jamel Comedy Club…
Après plusieurs tournée dans toute la France, la Suisse, la Belgique et jusqu’au festival « Juste pour rire » de Montréal, toujours avec le Jamel Comedy club…
Il avait envie d’être un petit peu tout seul…
Yacine est à l’aise sur les planches, le tout est bien écrit, la mise en scène de DEDO est propre. Alors, si vous avez envie de vous détendre et de revenir « à l’ancienne » (vous comprendrez en regardant le show) allez y. Yacine se produira les jeudis et vendredi soir. Je souhaitais vous montrer quelques extraits de son spectacle autour des thèmes de l’amour et de la religion, mais celles ci ne sont pas accessibles pour le moment.
Si vous souhaitez passer un bon moment, vous détendre et oublier le marasme économique et social actuel, allez y.
Internet ce sont aussi des rencontres et des surprises : en voila une pour vous : et plutôt bonne : NIXON : non pas le président, mais le rappeur.
NIXON présente son nouvel album qui s’intitule » The Magnificent Way « . Cet album mélange une palette de styles : entre hip-hop, jazz et soul, le tout porté par un rappeur francilien.
Cet artiste me fait très vite penser à un monsieur que j’ai eu l’opportunité de rencontrer : Daz Ini … En effet, Nixon pose lui aussi des textes bien pensés donnant un Hip-Hop musical et varié différents des sons actuels et fréquents parfois trop éléctros, lourds ou bruts. : je veux simplement dire que ce Hip Hop est plus minoritaire et qu’il apporte d’autres ouvertures musicales. L’ensemble est cohérent, le voyage agréable sur des instrus riches et variés. Ecoutez par exemple le titre « The Music I Feel » pour vous rendre compte de cela ou encore le très bon Sickle Cell et son instru Piano Basse et caisse claire : simple et Jazzy!
Vous trouverez ci dessous le premier clip vidéo de l’album :
FOUDEALER ! dans le son à l’époque préados, les années passent, les phases évoluent, la maturité s’installe et laisse place à un artiste complet, FOUDEALER, c’est l’essence deRoubaix. Sur la scène depuis 1991, autant dire que l’adolescence bercée dans le rap fait de lui à l’heure actuelle, un pur artiste de l’ombre. Préparant ses armes, affinant son plan pour qu’au jour de l’explosion on ne puisse boucher le trou.On aura bientôt l’occasion de le découvrir en solo sur son street album. Attendez-vous à y laisser un ou deux tympans, la froideur des quartiers Nord, la réalité dans ses écrits fait de ses morceaux des pures bombes qu’aucun expert ne peut désamorcer. En solo, sur compil, ou avec son collectif La Pir’Espece, FOUDEALER s’est une écriture particulière, inimitable, inspirée de nos vécus, beaucoup s’y sont identifiés et on donc fait de lui un MC respecté et incontournable. RESTE A L’ECOUTE : Street Album‘AVANT GOUT »bientot disponible avec AKI LA MACHINE (18eme),KOMA (Scred connexion)en featuring le tout produit par DJ VEEKASH pour FREAKS RECORD.
Dany : Alain Dominique, merci de me recevoir ce soir pour HipHop4ever, vous êtes architecte, avez la cinquantaine, ou la quarantaine
ADG : La cinquantaine plutôt glissante
Cet entretien est disponible au format audio (press play) :
D : D’où vous est venu cet intérêt pour le Tag et le graffiti ?
ADG : L’intérêt est venu du fait que je suis architecte donc avant tout dans la rue comme tous les architectes : l’artiste de la rue le premier c’est l’architecte car pas de constructions égal pas de murs donc pas de tags. Donc je suis l’artiste de la rue mais il se trouve que je ne suis plus le seul parce que sur les murs de mes chantiers et de mes palissades, j’ai vu fleurir depuis une dizaine d’année, un peu plus un art absolument dingue, fort, violent coloré, un art sans limite qui faisait apparaitre parfois mes réalisations architecturales un peu fade et je me suis intéressé à cet art immédiatement et aux artistes. J’ai la chance en tant que bénévole de la fondation SETTON qui distribue des sacs de couchage pour les SDF, une des plus belles fondations au monde parce que fonctionnant sans aucun frais de gestion, 30 euros donnés à la fondation égal un sac de couchage et donc Mme SETTON qui était la responsable merveilleuse mais malheureusement disparue, on allait avec elle gare du Nord distribuer les sacs aux Sdf et là j’ai rencontré les artistes qui revenaient de leur travail ou qui partait et le dialogue s’est engagé sur ce sujet car je trouvais qu’il y avait une grande injustice entre le fait que moi on me demande de faire des œuvres pour la postérité et que eux qui veulent mettre leurs noms alors que moi je ne veut pas mettre le mien on ne leur donne même pas quelques jours à vivre : et je me suis dit on va réparer cette injustice et leur offrir au moins le temps avec des œuvres mises à l’abri du temps et en même temps, à l’abri du temps mais pas à l’abri du regard au contraire, on va l’exposer au grand public donc j’ai voulu le montrer au grand public.
D : alors justement, j’ai compris que vous deviez signer vos bâtiments, vos murs et c’est ce qu’on retrouve aussi chez les graffeurs.
ADG : non, moi je refuse de signer les murs, je refuse de mettre mon nom sur les immeubles parce que je trouve que c’est une forme parfois d’égocentrisme et en tant que vieil aristocrate mon nom parle pour moi , je n’ai pas besoin de l’écrire sur les murs. D’ailleurs c’est amusant de voir que ce sont les aristocrates Emmanuel Debrandt, moi qui portons les artistes et qui sommes proches d’eux et les bourgeois qui en ont peur : c’est très amusant de voir que la bourgeoise a peur du tag et du graff comme le centre de Paris a peur de ses barbares périphériques, alors qu’en fait cet art est né en France à Paris, dans le 7ieme arrondissement au centre de Paris.
D : c’est quelque chose qui m’intéresse énormément, qu’est ce que vous avez voulu proposer ? Nous sommes ici au Grand Palais, comment avez vous réussi à faire venir l’exposition en ces lieux et la deuxième question c’est surtout qu’est ce que vous cherchez à travers ca ? A réveiller les consciences, a attirer des gens un petit peu différent car le lieu et justement exceptionnel ?
ADG : c’est tout cela à la fois, vous avez tout vu, d’abord ce n’est pas moi qui ai choisi le Grand Palais, c’est le Grand Palais qui a voulu avec l’impulsion de Jean Marc Boyé du ministère de la culture et surtout d’Olivier Kaeppelin, délégué aux Arts plastiques qui a voulu immédiatement prendre position dans cet art et redonner au Grand Palais le rôle qu’il a eu précédemment, à savoir l’organisateur de grands salons anonymes et en même temps découvreur de nouveaux mouvements : dans cette deuxième configuration Yves SAINT-GEOURS a eu le mérite de porter le débat sur la place public et de pouvoir présenter au public et de pouvoir lui permettre de rencontrer cet art qui juste à présent était vu mais surtout mal vu.
D : oui et qui est surtout connu d’une tranche de la population qui est plutôt proche de la Culture Hip Hop à la base et là vous vouliez justement l’ouvrir à d’autres ?
ADG : oui tout à fait et je trouvais que c’est un art complet, pluridisciplinaire, un art international, c’est un art à maturité, donc je crois qu’il était temps à la fois de le montrer, de le faire découvrir, de le faire connaitre et surtout reconnaitre.
D : Alain Dominique, pour continuer, qu’est ce qui vous plait autant dans le graff et pourquoi cette envie de regrouper autant d’œuvres différentes et de les exposer ?
ADG : ce qui me plait tant c’est qu’il y a une liberté extraordinaire : toujours une fois les bornes franchies, il n’y a plus de limites. Moi je suis restreint dans mon art, je suis restreint par les règlements, par les administrations, et là je vois des personnes qui s’affranchissent de tous les codes de tous les règlements ou autorisations et qui se lâchent totalement dans un art fulgurant, un art énergique, en plus c’est un art primaire, donc un art premier, un art fort qui vous parle : surtout qu’on est un petit peu au bout de l’art contemporain qui fatigue et il n’y a plus grand chose à dire alors que là il y a des choses extraordinaires à raconter. Maintenant pourquoi autant d’artistes différents et bien d’abord il faudrait dire aussi pourquoi le même thème et le même format…
D : c’est une question que j’allais forcément vous poser plus tard (rires) ADG : tout cela va ensemble, pourquoi autant d’artistes parce que je voulais que cela soit un panorama international de cet art, et pourquoi le même format et le même thème : je voulais une empreinte comparative d’un mouvement. Je crois qu’on ne peut pas juger des chevaux dans leur allure si on ne les fait pas tous courir sur une piste avec des limites et partir au même moment des mêmes starting blocs, donc j’ai voulu que cela soit un défi international, un défi sur un même format, un même thème, et sur un sujet qui n’avais jamais été traité : l’Amour pour que tous les artistes soient ex-æquo et partent dans cette course avec les mêmes
atouts et les mêmes contraintes pour que l’on puisse voir qui sont les bons, qui sont les mauvais, qui sont les meilleurs dans chaque domaine. Donc grâce à cette contrainte de formats, de styles, de lieu et de temps, on peut comparer exactement les styles et chaque individu, chaque personnalité se révèle encore davantage donc une découverte et une découverte presque pédagogique avec une exposition chronologique qui part de TAKI jusqu’aux nouveaux continents que sont la Chine ou l’Iran, donc une promenade dans le temps, une promenade dans les styles, dans l’évolution des styles, une découverte à la fois dans le caractère et dans l’aspect artistique, mais également dans l’aspect historique et l’aspect sociologique : on s’interroge sur la façon dont cet art s’empare des murs abandonnés en jachère, ou ils viennent apporter une nouvelle culture.
D : aujourd’hui vous présentez un recueil de 300 œuvres, donc de 150 artistes, sur chaque fois un dyptique avec cette triple contrainte d’unicité de lieu pour la création, d’unicité au niveau du format et du thème : nous en avons bien compris le but, mais justement le graffiti est aussi quelque part normalement quelque chose d’assez libre d’assez « freestyle » et dans ce cadre pourquoi avoir imposé un thème : nous aurions pu très bien comparer des artistes sans avoir de thèmes imposés.
ADG : justement au contraire, on ne peut pas comparer l’inspiration de chacun si les thèmes diffèrent que les formats diffèrent, que les époques diffèrent, que le temps donné diffère, je crois qu’au contraire, que plu il ya de contraintes : comment comparer le corps de trois femmes : ce n’est pas en mettant une en Burka, une deuxième en robe longue et une troisième en maillot de bain que vous allez comparer leurs corps : regardez Miss Monde, on impose le même maillot de bain à tout le monde : ce n’est pas un hasard, plus vous imposez mieux vous pouvez faire la différence, mieux vous pouvez donner votre avis réellement sur ce qui est montré. Il faut que les gens montre la même or ce qui est intéressant dans le thème de l’amour c’est qu’il n’avait jamais été traité avant par les artistes : donc il n’y avait pas de solution déja toute établie, il n’y avait pas de redite, pas d’astuce, chacun s’est confronté à un sujet qu’il n’avait jamais abordé, donc il l’a abordé à armes égales, avec un seul point commun : leur âme, leur cœur. Donc une œuvre extrêmement rare, précieuse et faite il faut le dire, et on ne le dit jamais assez, faite avec beaucoup de pudeur et énormément d’originalité.
D : que voulez vous dire par pudeur ?
ADG : que l’amour est tout à fait sobre, alors que tout le monde m’a dit tu va avoir des trucs hard, gores, dégueulasse, c’est d’une pudeur extrême, j’ai à peine un bout de fesse, à peine un bout de seins, rien, ce n’est même pas assez érotique, c’est d’une pudeur, d’une tendresse, d ‘une douceur que peu de gens soupçonnaient. Il y a une variété de couleurs, de forces, or tout le monde m’avait dit, des artistes, des galeristes, les plus grands galeristes français, dont certains viennent de rentrer à l’instant m’ont dis mais Alain arrête au bout de trois œuvres tu auras trois fois les mêmes coulures noires et dégueulasses, or j’ai 300 toiles et il n’y a pas deux toiles qui se ressemblent : c’est ça le secret.
D : Alain Dominique, que vont devenir ces œuvres : je me suis renseigné normalement vous vous êtes engagé à ne pas les vendre séparément, que vont elles devenir ?
ADG : elles vont faire le tour du monde, elles vont être accueillies par des musées du monde entier, à qui je demanderai de recueillir les oeuvres des plus grand artistes du pays qui l’accueille comme une sorte de boule de neige que je lance, et qui s’enrichira, à chaque étape des artistes du pays traversé pour que à la longue elle recueille comme une boule de neige toute les épaisseurs, toutes les couches des pays du monde et qu’elle me revienne comme elle est déjà entrain de devenir à savoir la collection de référence du dernier art de cette fin de vingtième siècle.
D : Alain Dominique, moi je fais parti de la culture Hip Hop, vous aussi peut-être ?
ADG : non pas du tout
D : qu’est ce qu’aujourd’hui vous pensez de la culture Hip Hop, et des différents piliers de la culture Hip Hop, le graffiti n’étant qu’un des quatres piliers : il y a en plus les Mcs/rappeurs, les Djs, et les danseurs : est ce que les autres piliers vous intéressent aussi, ou c’est vraiment le graffiti qui un jour vous a interpeler ?
ADG : moi c’est uniquement le graffiti qui m’a interpelé, j’étais confronté encore une fois en tant qu’architecte avec des œuvres sur mes chantiers, sur mon lieu de travail, que je rencontre chaque jour, je n’ai pas la chance, par ma génération, par mon âge, de rencontrer tous les jours des rappeurs ou des Djs, donc je suis beaucoup moins à même de m’entendre avec eux, de recueillir leurs œuvres et de faire avec eux un bout de chemins. Alors que naturellement chez moi également de part mes origines italiennes, la peinture et le mécénat sont traditionnels, donc j’étais beaucoup plus enclin et plus prédestiné à cet aspect de l’art : je ne néglige pas les autres, je ne les refuse pas, mais je ne peux pas entreprendre une telle œuvre dans tous les domaines artistiques, c’est trop vaste pour moi. En plus cela fait prétentieux, moi j’ai essayé de me limiter à une œuvre et je tiens à vous dire quelque chose, j’ai été dépassé par mon projet, je ne pensais pas en commençant le projet je voulais peut être dix artistes, vingt, mais ce sont les artistes qui m’ont poussé, qui m’ont dit il faut aller plus loin ; il faut aller en chercher un tel en Afrique, avoir le Néozélandais, il faut que tu ais le maitre New-Yorkais, et c’est moi finalement, poussé par les artistes : moi j’ai poussé un wagon qui était en pente , je me suis laissé emporté et je me suis fait dépasser par mon projet.et aujourd’hui j’ai un projet dingue, qui me submerge qui fait que je n’ai même plus le temps d’être architecte, qui me prend tout mon temps, car je suis un bénévole, moi je ne vends rien à cette exposition même pas un Tshirt, même pas une casserole, même pas une carte postale : je vends des catalogues à prix coutant, avec une entrée très peu chère, pour que tout le monde vienne, que le plus grand nombre vienne reparte avec un catalogue des 300 œuvres sous le bras, et pour vingt euros : ce qui n’est rien, c’est le prix de revient, un livre comme cela devrait couter 50 euros, moi je ce que je veux c’est diffuser cet art et je travaille avec et pour les artistes. Je crois que c’est une belle leçon de mécénat à une époque mercantile, à une époque où tout est business, et bien il y a encore un bel esprit qui souffle et je serai heureux si chacun venait le découvrir avec un regard sans a-priori, un regard sans préjugés, c’est à dire un regard juste, juste un regard.
Voici le tout dernier pan de toiles de l’exposition : vous y apercevez un lettrage blanc très moderne du Brésilien Nunca., mais aussi la toile d’un graffeur iranien ce sont les toiles des pays « émergents » du graffiti.
Retrouvez une partie des photos de l’exposition ici : Gallerie TAG
Retrouvez enfin un dossier complet sur l’exposition sur le site! Dany pour HipHop4ever.
Mercredi 08 avril 2009, 20H00, j’arrive au Grand Palais pour assister à l’exposition TAG au Grand Palais. La queue est déjà bien longue car ce soir c’est nocturne. Je coupe la file et arrive dans le musée : je monte un magnifique escalier en pierre, passe devant un point accueil et un fronton portant en grosse lettre « COLLECTION GALLIZIA« . J’entre et première surprise avec l’agencement de l’exposition : l’espace est important : 700 m2 s’ouvrent au public, avec une forme rectangulaire et une verrière au plafond. A l’intérieur je découvre trois pans de murs pleins des toiles recouvertes de graffitis et tags. J’observe instantanément à une multitude de couleurs, de formes et d’images qui à chaque coup d’oeuil m’interpellent.
Je vous propose de m’accompagner tout d’abord dans la visite de l’exposition au travers de quelques photos, pour continuer par un interview exclusif avec le papa de TAG : Monsieur Alain Dominique Gallizia dit ADG et finir avec quelques témoignages du public de tout âge et autres photos de la collection.
La visite « conseillée » s’effectue en longeant les toiles et commence du coté gauche par les fondateurs du graffiti comme TAKI(183). Un grand panneau noir montre une première période s’étalant de 1969 à 1989 : qui permet de suivre les artistes reconnus et à leur apogée dans ces années là. La salle est donc divisée en trois partie. Passé la période « old School » le fond lui est une synthèse de l’atelier avec les « fameuses règles du jeu » (la triple unicité) dont nous reparlerons avec ADG. Passé l’atelier, nous poursuivons donc sur le coté droit dans la période 1990-2009 qui prend donc tout le reste de l’exposition.
Alain Dominique est présent dans la salle et en tant que père de l’exposition porte celle ci devant son public : il est devant les toiles et explique chronologiquement les parcours, thèmes et techniques du graffiti. Les visiteurs présents l’accompagnent dans son sillage.Voici une visite (rapide) de l’exposition en vidéo : (d’autres photos et vidéos ci dessous)
Dany : Alain Dominique, merci de me recevoir ce soir pour HipHop4ever, vous êtes architecte, avez la cinquantaine, ou la quarantaine
ADG : La cinquantaine plutôt glissante
D : D’où vous est venu cet intérêt pour le Tag et le graffiti ?
ADG : L’intérêt est venu du fait que je suis architecte donc avant tout dans la rue comme tous les architectes : l’artiste de la rue le premier c’est l’architecte car pas de constructions égal pas de murs donc pas de tags. Donc je suis l’artiste de la rue mais il se trouve que je ne suis plus le seul parce que sur les murs de mes chantiers et de mes palissades, j’ai vu fleurir depuis une dizaine d’année, un peu plus un art absolument dingue, fort, violent coloré, un art sans limite qui faisait apparaitre parfois mes réalisations architecturales un peu fade et je me suis intéressé à cet art immédiatement et aux artistes. J’ai la chance en tant que bénévole de la fondation SETTON qui distribue des sacs de couchage pour les SDF, une des plus belles fondations au monde parce que fonctionnant sans aucun frais de gestion, 30 euros donnés à la fondation égal un sac de couchage et donc Mme SETTON qui était la responsable merveilleuse mais malheureusement disparue, on allait avec elle gare du Nord distribuer les sacs aux Sdf et là j’ai rencontré les artistes qui revenaient de leur travail ou qui partait et le dialogue s’est engagé sur ce sujet car je trouvais qu’il y avait une grande injustice entre le fait que moi on me demande de faire des œuvres pour la postérité et que eux qui veulent mettre leurs noms alors que moi je ne veut pas mettre le mien on ne leur donne même pas quelques jours à vivre : et je me suis dit on va réparer cette injustice et leur offrir au moins le temps avec des œuvres mises à l’abri du temps et en même temps, à l’abri du temps mais pas à l’abri du regard au contraire, on va l’exposer au grand public donc j’ai voulu le montrer au grand public.
D : alors justement, j’ai compris que vous deviez signer vos bâtiments, vos murs et c’est ce qu’on retrouve aussi chez les graffeurs.
ADG : non, moi je refuse de signer les murs, je refuse de mettre mon nom sur les immeubles parce que je trouve que c’est une forme parfois d’égocentrisme et en tant que vieil aristocrate mon nom parle pour moi , je n’ai pas besoin de l’écrire sur les murs. D’ailleurs c’est amusant de voir que ce sont les aristocrates Emmanuel Debrandt, moi qui portons les artistes et qui sommes proches d’eux et les bourgeois qui en ont peur : c’est très amusant de voir que la bourgeoise a peur du tag et du graff comme le centre de Paris a peur de ses barbares périphériques, alors qu’en fait cet art est né en France à Paris, dans le 7ieme arrondissement au centre de Paris.
D : c’est quelque chose qui m’intéresse énormément, qu’est ce que vous avez voulu proposer ? Nous sommes ici au Grand Palais, comment avez vous réussi à faire venir l’exposition en ces lieux et la deuxième question c’est surtout qu’est ce que vous cherchez à travers ca ? A réveiller les consciences, a attirer des gens un petit peu différent car le lieu et justement exceptionnel ?
ADG : c’est tout cela à la fois, vous avez tout vu, d’abord ce n’est pas moi qui ai choisi le Grand Palais, c’est le Grand Palais qui a voulu avec l’impulsion de Jean Marc Boyé du ministère de la culture et surtout d’Olivier Kaeppelin, délégué aux Arts plastiques qui a voulu immédiatement prendre position dans cet art et redonner au Grand Palais le rôle qu’il a eu précédemment, à savoir l’organisateur de grands salons anonymes et en même temps découvreur de nouveaux mouvements : dans cette deuxième configuration Yves SAINT-GEOURS a eu le mérite de porter le débat sur la place public et de pouvoir présenter au public et de pouvoir lui permettre de rencontrer cet art qui juste à présent était vu mais surtout mal vu.
D : oui et qui est surtout connu d’une tranche de la population qui est plutôt proche de la Culture Hip Hop à la base et là vous vouliez justement l’ouvrir à d’autres ?
ADG : oui tout à fait et je trouvais que c’est un art complet, pluridisciplinaire, un art international, c’est un art à maturité, donc je crois qu’il était temps à la fois de le montrer, de le faire découvrir, de le faire connaitre et surtout reconnaitre.
D : Alain Dominique, pour continuer, qu’est ce qui vous plait autant dans le graff et pourquoi cette envie de regrouper autant d’œuvres différentes et de les exposer ?
ADG : ce qui me plait tant c’est qu’il y a une liberté extraordinaire : toujours une fois les bornes franchies, il n’y a plus de limites. Moi je suis restreint dans mon art, je suis restreint par les règlements, par les administrations, et là je vois des personnes qui s’affranchissent de tous les codes de tous les règlements ou autorisations et qui se lâchent totalement dans un art fulgurant, un art énergique, en plus c’est un art primaire, donc un art premier, un art fort qui vous parle : surtout qu’on est un petit peu au bout de l’art contemporain qui fatigue et il n’y a plus grand chose à dire alors que là il y a des choses extraordinaires à raconter. Maintenant pourquoi autant d’artistes différents et bien d’abord il faudrait dire aussi pourquoi le même thème et le même format…
D : c’est une question que j’allais forcément vous poser plus tard (rires) ADG : tout cela va ensemble, pourquoi autant d’artistes parce que je voulais que cela soit un panorama international de cet art, et pourquoi le même format et le même thème : je voulais une empreinte comparative d’un mouvement. Je crois qu’on ne peut pas juger des chevaux dans leur allure si on ne les fait pas tous courir sur une piste avec des limites et partir au même moment des mêmes starting blocs, donc j’ai voulu que cela soit un défi international, un défi sur un même format, un même thème, et sur un sujet qui n’avais jamais été traité : l’Amour pour que tous les artistes soient ex-æquo et partent dans cette course avec les mêmes
atouts et les mêmes contraintes pour que l’on puisse voir qui sont les bons, qui sont les mauvais, qui sont les meilleurs dans chaque domaine. Donc grâce à cette contrainte de formats, de styles, de lieu et de temps, on peut comparer exactement les styles et chaque individu, chaque personnalité se révèle encore davantage donc une découverte et une découverte presque pédagogique avec une exposition chronologique qui part de TAKI jusqu’aux nouveaux continents que sont la Chine ou l’Iran, donc une promenade dans le temps, une promenade dans les styles, dans l’évolution des styles, une découverte à la fois dans le caractère et dans l’aspect artistique, mais également dans l’aspect historique et l’aspect sociologique : on s’interroge sur la façon dont cet art s’empare des murs abandonnés en jachère, ou ils viennent apporter une nouvelle culture.
D : aujourd’hui vous présentez un recueil de 300 œuvres, donc de 150 artistes, sur chaque fois un dyptique avec cette triple contrainte d’unicité de lieu pour la création, d’unicité au niveau du format et du thème : nous en avons bien compris le but, mais justement le graffiti est aussi quelque part normalement quelque chose d’assez libre d’assez « freestyle » et dans ce cadre pourquoi avoir imposé un thème : nous aurions pu très bien comparer des artistes sans avoir de thèmes imposés.
ADG : justement au contraire, on ne peut pas comparer l’inspiration de chacun si les thèmes diffèrent que les formats diffèrent, que les époques diffèrent, que le temps donné diffère, je crois qu’au contraire, que plu il ya de contraintes : comment comparer le corps de trois femmes : ce n’est pas en mettant une en Burka, une deuxième en robe longue et une troisième en maillot de bain que vous allez comparer leurs corps : regardez Miss Monde, on impose le même maillot de bain à tout le monde : ce n’est pas un hasard, plus vous imposez mieux vous pouvez faire la différence, mieux vous pouvez donner votre avis réellement sur ce qui est montré. Il faut que les gens montre la même or ce qui est intéressant dans le thème de l’amour c’est qu’il n’avait jamais été traité avant par les artistes : donc il n’y avait pas de solution déja toute établie, il n’y avait pas de redite, pas d’astuce, chacun s’est confronté à un sujet qu’il n’avait jamais abordé, donc il l’a abordé à armes égales, avec un seul point commun : leur âme, leur cœur. Donc une œuvre extrêmement rare, précieuse et faite il faut le dire, et on ne le dit jamais assez, faite avec beaucoup de pudeur et énormément d’originalité.
D : que voulez vous dire par pudeur ?
ADG : que l’amour est tout à fait sobre, alors que tout le monde m’a dit tu va avoir des trucs hard, gores, dégueulasse, c’est d’une pudeur extrême, j’ai à peine un bout de fesse, à peine un bout de seins, rien, ce n’est même pas assez érotique, c’est d’une pudeur, d’une tendresse, d ‘une douceur que peu de gens soupçonnaient. Il y a une variété de couleurs, de forces, or tout le monde m’avait dit, des artistes, des galeristes, les plus grands galeristes français, dont certains viennent de rentrer à l’instant m’ont dis mais Alain arrête au bout de trois œuvres tu auras trois fois les mêmes coulures noires et dégueulasses, or j’ai 300 toiles et il n’y a pas deux toiles qui se ressemblent : c’est ça le secret.
D : Alain Dominique, que vont devenir ces œuvres : je me suis renseigné normalement vous vous êtes engagé à ne pas les vendre séparément, que vont elles devenir ?
ADG : elles vont faire le tour du monde, elles vont être accueillies par des musées du monde entier, à qui je demanderai de recueillir les oeuvres des plus grand artistes du pays qui l’accueille comme une sorte de boule de neige que je lance, et qui s’enrichira, à chaque étape des artistes du pays traversé pour que à la longue elle recueille comme une boule de neige toute les épaisseurs, toutes les couches des pays du monde et qu’elle me revienne comme elle est déjà entrain de devenir à savoir la collection de référence du dernier art de cette fin de vingtième siècle.
D : Alain Dominique, moi je fais parti de la culture Hip Hop, vous aussi peut-être ?
ADG : non pas du tout
D : qu’est ce qu’aujourd’hui vous pensez de la culture Hip Hop, et des différents piliers de la culture Hip Hop, le graffiti n’étant qu’un des quatres piliers : il y a en plus les Mcs/rappeurs, les Djs, et les danseurs : est ce que les autres piliers vous intéressent aussi, ou c’est vraiment le graffiti qui un jour vous a interpeler ?
ADG : moi c’est uniquement le graffiti qui m’a interpelé, j’étais confronté encore une fois en tant qu’architecte avec des œuvres sur mes chantiers, sur mon lieu de travail, que je rencontre chaque jour, je n’ai pas la chance, par ma génération, par mon âge, de rencontrer tous les jours des rappeurs ou des Djs, donc je suis beaucoup moins à même de m’entendre avec eux, de recueillir leurs œuvres et de faire avec eux un bout de chemins. Alors que naturellement chez moi également de part mes origines italiennes, la peinture et le mécénat sont traditionnels, donc j’étais beaucoup plus enclin et plus prédestiné à cet aspect de l’art : je ne néglige pas les autres, je ne les refuse pas, mais je ne peux pas entreprendre une telle œuvre dans tous les domaines artistiques, c’est trop vaste pour moi. En plus cela fait prétentieux, moi j’ai essayé de me limiter à une œuvre et je tiens à vous dire quelque chose, j’ai été dépassé par mon projet, je ne pensais pas en commençant le projet je voulais peut être dix artistes, vingt, mais ce sont les artistes qui m’ont poussé, qui m’ont dit il faut aller plus loin ; il faut aller en chercher un tel en Afrique, avoir le Néozélandais, il faut que tu ais le maitre New-Yorkais, et c’est moi finalement, poussé par les artistes : moi j’ai poussé un wagon qui était en pente , je me suis laissé emporté et je me suis fait dépasser par mon projet.et aujourd’hui j’ai un projet dingue, qui me submerge qui fait que je n’ai même plus le temps d’être architecte, qui me prend tout mon temps, car je suis un bénévole, moi je ne vends rien à cette exposition même pas un Tshirt, même pas une casserole, même pas une carte postale : je vends des catalogues à prix coutant, avec une entrée très peu chère, pour que tout le monde vienne, que le plus grand nombre vienne reparte avec un catalogue des 300 œuvres sous le bras, et pour vingt euros : ce qui n’est rien, c’est le prix de revient, un livre comme cela devrait couter 50 euros, moi je ce que je veux c’est diffuser cet art et je travaille avec et pour les artistes. Je crois que c’est une belle leçon de mécénat à une époque mercantile, à une époque où tout est business, et bien il y a encore un bel esprit qui souffle et je serai heureux si chacun venait le découvrir avec un regard sans a-priori, un regard sans préjugés, c’est à dire un regard juste, juste un regard.
Voici aussi la version montée au format audio de notre interview : à écouter : y a été ajouté un intru de Yoyo. (press play) :
Voici le tout dernier pan de toiles de l’exposition : vous y apercevez un lettrage blanc très moderne du Brésilien Nunca., mais aussi la toile d’un graffeur iranien ce sont les toiles des pays « émergents » du graffiti.
Retrouvez une partie des photos de l’exposition ici : Gallerie TAG
Voici maintenant divers témoignages recueillis ce même soir : j’ai souhaité interroger quelques personnes : voici ce que l’exposition succite :
Retrouvez aussi d’autres informations sur cette exposition TAG sur : le site officiel
Mes remerciements à Alain Dominique pour sa disponibilité, mais surtout son amour pour le graffiti. Merci aussi à Catherine et Katia. Sujet réalisé par Dany pour www.hiphop4ever.fr
Voici ce soir le dernier clip nommé « Lieutenant » de Vicelow (ex membre du déja innovant « Saian Supa Crew ») extrait de la BLUE TAPE. Cet album est dans les bacs depuis quelques mois. Lieutenant a été tourné avec le R.A.F crew et en spécial guest les danseurs : Artson Brieuc Deyvron Enrik Fabb Go Hibrah Ingrid Jessica Junior Ibrahim Lamine Laura Laurent (Twins) Marion Meech Mined Nikel(YuDat) Samuel(YuDat) Scorpion Yugson.
Bravo au « Noir à lunette » (c’est comme cela qu’il se présente de temps à autre) qui a su réunir au travers d’un clip visuellement intéressant, quasiment toutes les disciplines du Hip-Hop, excepté le Dj lui absent. Il est fort appréciable de revoir ainsi des clips de puristes, loin des grosses allemandes ou italiennes et encore plus loin des ladies aux shorts et maillot trop petits…
Les images en font presque oublier Vicelow rappant. En réalité il est collé aux rythmes de l’instru, montre là un aspect technique fort appréciable, sans en oublier une diction parfaite et une succession de thèmes habillement amenés.
En conclusion l’ensemble se laisse fort bien voir!
NB : Vous pourrez bientôt retrouver un clip qui mêle tous les piliers du HH avec le clip de Freeman « B-Boy » qui est dans la boite (des vidéos et images de la préparation ici) bientôt monté pour le prochain projet du Free : « En haut la misère paie vol3″
L’Original Production revient comme à son habitude avec « du lourd » : en effet après La Cliqua reformée à Lyon l’année dernière et cette année à Paris (On y était), il organise, pour la 6ème année consécutive, un festival Hip Hop à Lyon sous le nom de « L’Original Festival ».
Le festival s’étend sur 5 jours, du 1er au 5 avril 2009 et rassemblera de nombreux évènements :
- Concerts de
Ice Cube,
Oxmo Puccino,
La Scred Connexion,
Rohff,
Medine,
Puppetmastaz,
Cunninlynguists,
Rouge à lèvre,
Casus Belli, …
- Une après midi battle rassemblant plusieurs disciplines (beat box, beatmaker, graffiti, break dance, popping et newstyle) – Une soirée théatre Hip Hop
- Une expo photo des photos d’Oxmo Puccino à faites en Afrique
- La soirée MTV Shake ton Booty accompagnée d’un show case des Psy4 de la rime
Voici plus en détail le programme :
Date
Type
Programmation
Lieu / Tarifs
Horaire
01 Avril
Forum
Forum Oxmo Puccino
Fnac Bellecour
Gratuit
17H30
Concert
Finale Buzz Booster II
Transbordeur
Gratuit
19H30
02 Avril
Théâtre
Ca C’est Hip-Hop!
Théâtre de Vénissieux
Gratuit
14H
Vernissage
Expo Photo Oxmo
Galerie des Terreaux
Gratuit
18H
Concert
Oxmo Puccino
Puppet Mastaz
Dialect Music
Transbordeur
22 €* / 26 €*
20H
After
After Oxmo
La Marquise
Gratuit
23H
03 Avril
Théâtre
« Ca c’est Hip-Hop »
« Face B »
Salle des Rancy
19H
Concert
Médine
Scred Connexion
Transbordeur
22 €* / 26 €*
20H
Cinéma
Urban Shot 30 ans de clip Hip-hop
K-Barré
Gratuit
23H / 03H
Soirée
Mtv Shake Ton Booty
Cut Killer / China
Showcase Psy 4 de la rime
Plus Présélection Poppin’ et Beatbox dès 20H
Ninkasi
Kafo & Kafé
Gratuit
23H
04 Avril
Battle
Beat Kontrol Challenge
Break 2vs2 international
Danse Debout
Beat Box
Beatmaker
Graffiti
Bravo pour cette belle initiative qui ravira tous ceux qui ne peuvent pas « monter à la capitale », et tant pis pour nous qui sommes un peu loin de Lyon! C’est vraiment une belle affiche et si vous avez l’opportunité de vous y rendre, n’hésitez pas!