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18042011

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HH4EVER passe enfin en V2

27072009

Bonsoir à tous, c’est avec un grand plaisir que je vous annonce ce soir la mise en ligne du Site en V2. (cliquer sur l’image)
HH4ever V2

Ce site sera je l’espère plus clair, plus ergonomique ==> RDV ici : www.hiphop4ever.fr

Merci à Servan pour son aide!




Lascars : Pas de vacances pour les vrais gars : Interview et images du film

4052009

js08ap100119.jpeg  ElDiablo et moi nous sommes déjà rencontré l’année dernière pour parler des Lascars et de la Bande dessinée de la série. Pour rappel « Lascars » est une série d’animation (au format court – 1 min) créée par El Diablo et Alexis Dolivet avec Diam’s, Omar & Fred, Vincent Cassel, Vincent Desagnat, IZM. Cette série a été pour la première fois diffusée le 21/07/1998. Les LASCARS mettent en scène les tribulations quotidiennes de la jeunesse d’aujourd’hui. Une culture qui s’épanouit depuis plus de 20 ans et devient, peu à peu, un modèle dominant à travers les modes … Mais revenons sur le film qui doit sortir à la mi – Juin!

lascarslaffiche.jpgQuel est le « pitch » du film ?           
Le concept de long métrage au départ, nous on avait envie d’un film un peu chorale, comme la série : le héros c’était plus les histoires que le personnage , on ne pouvait pas se permettre cela dans un long métrage, par contre on ne voulait pas non plus totalement abandonner cette idée, donc on a eu envie d’un film où il n’y ait pas un protagoniste, mais au moins 5 ou 6. C’est à la fois les aventures de Tony Merguez, et José Frelat qui sont deux mecs qui essayent de partir en vacances mais qui n’y arrivent pas, Tony il a une meuf qui lui prend la tête, il fait du trafic de Beu, il se met en galère avec un gros Dealer, José Frelat lui fait des travaux dans la maison d’un juge, au black pour pouvoir se payer ses vacances, mais ca part en couille, il veut se taper la fille du juge, mais n’y arrive pas. A coté de ça, on a Momo qui a toujours voulu tourner du Porno, on a aussi Sammy et Narbé, qui sont deux espèces d’attrapeurs de meufs pas très habiles, ils racontent à tout le monde qu’ils partent à Santo-Rico, mais manque de bol ils peuvent plus partir : donc obligé de faire croire à tout le monde qu’ils sont partis : c’est chorale. Au départ on voulait un truc à la short cut, ou à la Pulp Fiction, les histoires étaient indépendantes, mais au fur et à mesure de l’écriture du film, tous les personnages se connaissent, ils sont en interaction les uns avec les autres, mais ça garde ce coté la: ma grande référence en terme de mise en scène, c’est une série comme Oz, qui à la fois est linéaire et en même temps raconte tout le temps les destins d’au moins 4-5 personnes en même temps : en l’occurrence là ça se centralise autour de l’été et des vacances dans une ville qui s’appelle Condé-sur-Ginette :et avec tout ce que qui peut se passer atour des vacances et des gars de la rue : on a des héros, mais le vrai héros c’est la rue et les différentes situations. »

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Combien y a t’il de personnages « centraux »/principaux ? Je crois savoir qu’il y aura Tony Merguez et son pote José Frelate, Sammy et Narb mais combien d’autres personnages ?

(…) Retrouvez la suite et fin de cet Interview ici : http://www.hiphop4ever.fr/lascars-pas-de-vacances-pour-les-vrais-gars-interview-et-images-du-film-2/

Interview réalisé en exclusivité pour HipHop4ever. Mes remerciements à ELDiablo, ainsi qu’Emilie de ©Millimages

 




LASCARS : La BD : rencontre avec ELDiablo

29042009

Lascars Front Cet article a été écrit il y a un an (jour pour jour)et redevient d’actualité avec la sortie du Film « Les Lascars » au cinéma prévue pour le 17juin. Aussi, pour vous replonger dans cet univers si particulier et cher à bon nombres d’acteurs/amateurs de rap et/ou de Hip Hop; revoici cette rencontre avec l’un des piliers fondateurs de la série : ElDiablo.

Le Hip Hop rayonne, et ne touche pas que les 4 disciplines fondatrices (mciing, djiing, Graphisme, BBoying), il touche aussi la littérature, sous la forme de Bande dessinée, Comics et Manga, mais aussi sous la forme de films, et de dessins animés(DA).

J’ai RDV avec le créateur des Lascars : El Diablo. Mais que sont les « Lascars »?

Lascar Bd1

Lascars est une série d’animation (au format court – 1 min) créée par El Diablo et Alexis Dolivet avec Diam’s, Omar & Fred, Vincent Cassel, Vincent Desagnat, IZM. Cette série a été pour la première fois diffusée le 21/07/1998. Les LASCARS mettent en scène les tribulations quotidiennes de la jeunesse d’aujourd’hui. Une culture qui s’épanouit depuis plus de 20 ans et devient, peu à peu, un modèle dominant à travers les modes …

Avant de commencer l’interview, voici de quoi vous mettre ou remettre dans le bain (pour ceux qui ne connaissent pas ce DA):

Un premier épisode : J’fais de la Thai

http://www.dailymotion.com/video/x7fp3k

Commençons l’interview (plus bas vous pourrez encore regarder d’autres épisodes et pas des moindres) :

ELDiablo, avant de revenir sur les Lascars, peux tu te présenter ?

Je suis issu d’un crew de graffeurs : les PCP qui a beaucoup sévit dans les années 80 à 90 qui existe encore à l’heure actuelle, mais ce sont des petits jeunes et je ne les connais plus vraiment. Donc culture Hip-Hop à fond depuis l’âge de 12 piges. Depuis à peu près 1984 à fond dans le Hip-Hop, Culture BD énormément. J’ai été le premier dessinateur de BD Hip Hop en France (avant tous les autres (rires)) : en 1991 je publiais dans un magazine qui s’appelait Psykopat : et je racontais un peu mes tranches de vie, ce que je vivais et je les retranscrivais en BD, en histoire d’une page ou deux : ce qui était un petit peu l’ancêtre de la série Les Lascars, bien que graphiquement ça ne ressemblait pas vraiment, ce n’est pas aussi bien que Laurent Nicolas(un des dessinateurs des Lascars) mais voila c’était les premiers pas. Lascars vient de là : d’une BD mensuelle dans les années 90. A part cela je suis scénariste, metteur en scène, dessinateur et auteur de BD : je me défini comme un « artiste multimédia », dans le sens où je m’intéresse plus au fond qu’à la forme : quelque soit le support traité cela m’importe peu, ce qui m’intéresse surtout c’est de balancer les messages : je suis aussi à l’aise dans le dessin, l’écriture, et derrière une caméra.

Lascars animation Lire la suite et fin de l’interview ici : http://www.hiphop4ever.fr/lascars-bd/

Peace !




Interview avec Alain Dominique GALLIZIA (Exposition TAG au Grand Palais)

12042009

Interview avec Alain Dominique GALLIZIA (Exposition TAG au Grand Palais) dans Interview image_article Dany : Alain Dominique, merci de me recevoir ce soir pour HipHop4ever, vous êtes architecte, avez la cinquantaine, ou la quarantaine

ADG : La cinquantaine plutôt glissante

Cet entretien est disponible au format audio (press play)  :

D : D’où vous est venu cet intérêt pour le Tag et le graffiti ?

ADG : L’intérêt est venu du fait que je suis architecte donc avant tout dans la rue comme tous les architectes : l’artiste de la rue le premier c’est l’architecte car pas de constructions égal pas de murs donc pas de tags. Donc je suis l’artiste de la rue mais il se trouve que je ne suis plus le seul parce que sur les murs de mes chantiers et de mes palissades, j’ai vu fleurir depuis une dizaine d’année, un peu plus un art absolument dingue, fort, violent coloré, un art sans limite qui faisait apparaitre parfois mes réalisations architecturales un peu fade et je me suis intéressé à cet art immédiatement et aux artistes. J’ai la chance en tant que bénévole de la fondation SETTON qui distribue des sacs de couchage pour les SDF, une des plus belles fondations au monde parce que fonctionnant sans aucun frais de gestion, 30 euros donnés à la fondation égal un sac de couchage et donc Mme SETTON qui était la responsable merveilleuse mais malheureusement disparue, on allait avec elle gare du Nord distribuer les sacs aux Sdf et là j’ai rencontré les artistes qui revenaient de leur travail ou qui partait et le dialogue s’est engagé sur ce sujet car je trouvais qu’il y avait une grande injustice entre le fait que moi on me demande de faire des œuvres pour la postérité et que eux qui veulent mettre leurs noms alors que moi je ne veut pas mettre le mien on ne leur donne même pas quelques jours à vivre : et je me suis dit on va réparer cette injustice et leur offrir au moins le temps avec des œuvres mises à l’abri du temps et en même temps, à l’abri du temps mais pas à l’abri du regard au contraire, on va l’exposer au grand public donc j’ai voulu le montrer au grand public.

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D : alors justement, j’ai compris que vous deviez signer vos bâtiments, vos murs et c’est ce qu’on retrouve aussi chez les graffeurs.

ADG : non, moi je refuse de signer les murs, je refuse de mettre mon nom sur les immeubles parce que je trouve que c’est une forme parfois d’égocentrisme et en  tant que vieil  aristocrate  mon nom parle pour moi , je n’ai pas besoin de l’écrire sur les murs. D’ailleurs c’est amusant de voir que ce sont les aristocrates Emmanuel Debrandt, moi qui portons les artistes et qui sommes proches d’eux et les bourgeois qui en ont peur : c’est très amusant de voir que la bourgeoise a peur du tag et du graff comme le centre de Paris a peur de ses barbares périphériques, alors qu’en fait cet art est né en France à Paris, dans le 7ieme arrondissement au centre de Paris.

D : c’est quelque chose qui m’intéresse énormément, qu’est ce que vous avez voulu proposer ? Nous sommes ici au Grand Palais, comment avez vous  réussi à faire venir l’exposition en ces lieux et la deuxième question c’est surtout qu’est ce que vous cherchez à travers ca ? A réveiller les consciences, a attirer des gens un petit peu différent car le lieu et justement exceptionnel ?

ADG : c’est tout cela à la fois, vous avez tout vu, d’abord ce n’est pas moi qui ai choisi le Grand Palais, c’est le Grand Palais qui a voulu avec l’impulsion de Jean Marc Boyé du ministère de la culture et surtout d’Olivier Kaeppelin, délégué aux Arts plastiques qui a voulu immédiatement prendre position dans cet art et redonner au Grand Palais le rôle qu’il a eu précédemment, à savoir l’organisateur de grands salons anonymes et en même temps découvreur de nouveaux mouvements : dans cette deuxième configuration Yves SAINT-GEOURS a eu le mérite de porter le débat sur la place public et de pouvoir présenter au public et de pouvoir lui permettre de rencontrer cet art qui juste à présent était vu mais surtout mal vu.

D : oui et qui est surtout connu d’une tranche de la population qui est plutôt proche de la Culture Hip Hop à la base et là vous vouliez justement l’ouvrir à d’autres ?

ADG : oui tout à fait et je trouvais que c’est un art complet, pluridisciplinaire, un art international, c’est un art à maturité, donc je crois qu’il était temps à la fois de le montrer, de le faire découvrir, de le faire connaitre et surtout reconnaitre.

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D : Alain Dominique, pour continuer, qu’est ce qui vous plait autant dans le graff et pourquoi cette envie de regrouper autant d’œuvres différentes et de les exposer ?

ADG : ce qui me plait tant c’est qu’il y a une liberté extraordinaire : toujours une fois les bornes franchies, il n’y a plus de limites. Moi je suis restreint dans mon art, je suis restreint par les règlements, par les administrations, et là je vois des personnes qui s’affranchissent de tous les codes de tous les règlements ou autorisations et qui se lâchent totalement dans un art fulgurant, un art énergique, en plus c’est un art primaire, donc un art premier, un art fort qui vous parle : surtout qu’on est un petit peu au bout de l’art contemporain qui fatigue et il n’y a plus grand chose à dire alors que là il y a des choses extraordinaires à raconter. Maintenant pourquoi autant d’artistes différents et bien d’abord il faudrait dire aussi pourquoi le même thème et le même format

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D : c’est une question que j’allais forcément vous poser plus tard (rires) ADG : tout cela va ensemble, pourquoi autant d’artistes parce que je voulais que cela soit un panorama international de cet art, et pourquoi le même format et le même thème : je voulais une empreinte comparative d’un mouvement. Je crois qu’on ne peut pas juger des chevaux dans leur allure si on ne les fait pas tous courir sur une piste avec des limites et partir au même moment des mêmes starting blocs, donc j’ai voulu que cela soit un défi international, un défi sur un même format, un même thème, et sur un sujet qui n’avais jamais été traité : l’Amour pour que tous les artistes soient ex-æquo et partent dans cette course avec les mêmes
atouts et les mêmes contraintes pour que l’on puisse voir qui sont les bons, qui sont les mauvais, qui sont les meilleurs dans chaque domaine. Donc grâce à cette contrainte de formats, de styles, de lieu et de temps, on peut comparer exactement les styles et chaque individu, chaque personnalité se révèle encore davantage donc une découverte et une découverte presque pédagogique avec une exposition chronologique qui part de TAKI jusqu’aux nouveaux continents que sont la Chine ou l’Iran, donc une promenade dans le temps, une promenade dans les styles, dans l’évolution des styles, une découverte à la fois dans le caractère et dans l’aspect artistique, mais également dans l’aspect historique et l’aspect sociologique : on s’interroge sur la façon dont cet art s’empare des murs abandonnés en jachère, ou ils viennent apporter une nouvelle culture.

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D : aujourd’hui vous présentez un recueil de 300 œuvres, donc de 150 artistes, sur chaque fois un dyptique avec cette triple contrainte d’unicité de lieu pour la création, d’unicité au niveau du format et du thème : nous en avons bien compris le but, mais justement le graffiti est aussi quelque part normalement quelque chose d’assez libre d’assez « freestyle » et dans ce cadre pourquoi avoir imposé un thème : nous aurions pu très bien comparer des artistes sans avoir de thèmes imposés.

ADG : justement au contraire, on ne peut pas comparer l’inspiration de chacun si les thèmes diffèrent que les formats diffèrent, que les époques diffèrent, que le temps donné diffère, je crois qu’au contraire, que plu il ya de contraintes : comment comparer le corps de trois femmes : ce n’est pas en mettant une en Burka, une deuxième en robe longue et une troisième en maillot de bain que vous allez comparer leurs corps : regardez Miss Monde, on impose le même maillot de bain à tout le monde : ce n’est pas un hasard, plus vous imposez mieux vous pouvez faire la différence, mieux vous pouvez donner votre avis réellement sur ce qui est montré. Il faut que les gens montre la même or ce qui est intéressant dans le thème de l’amour c’est qu’il n’avait jamais été traité avant par les artistes : donc il n’y avait pas de solution déja toute établie, il n’y avait pas de redite, pas d’astuce, chacun s’est confronté à un sujet qu’il n’avait jamais abordé, donc il l’a abordé à armes égales, avec un seul point commun : leur âme, leur cœur. Donc une œuvre extrêmement rare, précieuse  et faite il faut le dire, et on ne le dit jamais assez, faite avec beaucoup de pudeur et énormément d’originalité.

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D : que voulez vous dire par pudeur ?

ADG : que l’amour est tout à fait sobre, alors que tout le monde m’a dit tu va avoir des trucs hard, gores, dégueulasse, c’est d’une pudeur extrême, j’ai à peine un bout de fesse, à peine un bout de seins, rien, ce n’est même pas assez érotique, c’est d’une pudeur, d’une tendresse, d ‘une douceur que peu de gens soupçonnaient. Il y a une variété de couleurs, de forces, or tout le monde m’avait dit, des artistes, des galeristes, les plus grands galeristes français, dont certains viennent de rentrer à l’instant m’ont dis mais Alain arrête au bout de trois œuvres tu auras trois fois les mêmes coulures noires et dégueulasses, or j’ai 300 toiles et il n’y a pas deux toiles qui se ressemblent : c’est ça le secret.

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D : Alain Dominique, que vont devenir ces œuvres : je me suis renseigné normalement vous vous êtes engagé à ne pas les vendre séparément, que vont elles devenir ?

ADG : elles vont faire le tour du monde, elles vont être accueillies par des musées du monde entier, à qui je demanderai de recueillir les oeuvres des plus grand artistes du pays qui l’accueille comme une sorte de boule de neige que je lance, et qui s’enrichira, à chaque étape des artistes du pays traversé pour que à la longue elle recueille comme une boule de neige toute les épaisseurs, toutes les couches des pays du monde et qu’elle me revienne comme elle est déjà entrain de devenir à savoir la collection de référence du dernier art de cette fin de vingtième siècle.

D : Alain Dominique, moi je fais parti de la culture Hip Hop, vous aussi peut-être ?

ADG : non pas du tout

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D : qu’est ce qu’aujourd’hui vous pensez de la culture Hip Hop, et des différents piliers de la culture Hip Hop, le graffiti n’étant qu’un des quatres piliers : il y a en plus les Mcs/rappeurs, les Djs, et les danseurs : est ce que les autres piliers vous intéressent aussi, ou c’est vraiment le graffiti qui un jour vous a interpeler ?

ADG : moi c’est uniquement le graffiti qui m’a interpelé, j’étais confronté encore une fois en tant qu’architecte avec des œuvres sur mes chantiers, sur mon lieu de travail, que je rencontre chaque jour, je n’ai pas la chance, par ma génération, par mon âge, de rencontrer tous les jours des rappeurs ou des Djs, donc je suis beaucoup moins à même de m’entendre avec eux, de recueillir leurs œuvres et de faire avec eux un bout de chemins. Alors que naturellement chez moi également de part mes origines italiennes, la peinture et le mécénat sont traditionnels, donc j’étais beaucoup plus enclin et plus prédestiné à cet aspect de l’art : je ne néglige pas les autres, je ne les refuse pas, mais je ne peux pas entreprendre  une telle œuvre dans tous les domaines artistiques, c’est trop vaste pour moi. En plus cela fait prétentieux, moi j’ai essayé de me limiter à une œuvre et je tiens à vous dire quelque chose, j’ai été dépassé par mon projet, je ne pensais pas en commençant le projet je voulais peut être dix artistes, vingt, mais ce sont les artistes qui m’ont poussé, qui m’ont dit il faut aller plus loin ; il faut aller en chercher un tel en Afrique, avoir le Néozélandais, il faut que tu ais le maitre New-Yorkais, et c’est moi finalement, poussé par les artistes : moi j’ai poussé un wagon qui était en pente , je me suis laissé emporté et je me suis fait dépasser par mon projet.et aujourd’hui j’ai un projet dingue, qui me submerge qui fait que je n’ai même plus le temps d’être architecte, qui me prend tout mon temps, car je suis un bénévole, moi je ne vends rien à cette exposition même pas un Tshirt, même pas une casserole, même pas une carte postale : je vends des catalogues à prix coutant, avec une entrée très peu chère, pour que tout le monde vienne, que le plus grand nombre vienne reparte avec un catalogue des 300 œuvres sous le bras, et pour vingt euros : ce qui n’est rien, c’est le prix de revient, un livre comme cela devrait couter 50 euros, moi je ce que je veux c’est diffuser cet art et je travaille avec et pour les artistes. Je crois que c’est une belle leçon de mécénat à une époque mercantile, à une époque où tout est business, et bien il y a encore un bel esprit qui souffle et je serai heureux si chacun venait le découvrir avec un regard sans a-priori, un regard sans préjugés, c’est à dire un regard juste, juste un regard.

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Voici le tout dernier pan de toiles de l’exposition : vous y apercevez un lettrage blanc très moderne du Brésilien Nunca., mais aussi la toile d’un graffeur iranien ce sont les toiles des pays « émergents » du graffiti.

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Retrouvez une partie des photos de l’exposition ici : Gallerie TAG

Retrouvez enfin un dossier complet sur l’exposition sur le site! Dany pour HipHop4ever.




Le graffiti entre au Grand Palais – Rencontre avec ADG et visite de l’exposition

10042009

tagfront.jpgMercredi 08 avril 2009, 20H00, j’arrive au Grand Palais pour assister à l’exposition TAG au Grand Palais. La queue est déjà bien longue car ce soir c’est nocturne. Je coupe la file et arrive dans le musée : je monte un magnifique escalier en pierre, passe devant un point accueil et un fronton portant en grosse lettre « COLLECTION GALLIZIA« . J’entre et première surprise avec l’agencement de l’exposition : l’espace est important : 700 m2 s’ouvrent au public, avec une forme rectangulaire et une verrière au plafond. A l’intérieur je découvre trois pans de murs pleins des toiles recouvertes de graffitis et tags. J’observe instantanément à une multitude de couleurs, de formes et d’images  qui à chaque coup d’oeuil m’interpellent.

Le graffiti entre au Grand Palais - Rencontre avec ADG et visite de l'exposition dans Interview 2865_86360376003_762376003_2337769_8140109_n

Je vous propose de m’accompagner tout d’abord dans la visite de l’exposition au travers de quelques photos, pour continuer par un interview exclusif avec le papa de TAG : Monsieur Alain Dominique Gallizia dit ADG et finir avec  quelques témoignages du public de tout âge et autres photos de la collection.

La visite « conseillée » s’effectue en longeant les toiles et commence  du coté gauche par les fondateurs du graffiti comme TAKI(183). Un grand panneau noir montre une première période s’étalant de 1969 à 1989 : qui permet de suivre les artistes reconnus et à leur apogée dans ces années là. La salle est donc divisée en trois partie. Passé la période « old School » le fond lui est une synthèse de l’atelier avec les « fameuses règles du jeu » (la triple unicité) dont nous reparlerons avec ADG. Passé l’atelier, nous poursuivons donc sur le coté droit dans la période 1990-2009 qui prend donc tout le reste de l’exposition.

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Alain Dominique est présent dans la salle et en tant que père de l’exposition porte celle ci devant son public : il est devant les toiles et explique chronologiquement les parcours, thèmes et techniques du graffiti. Les visiteurs présents l’accompagnent dans son sillage.Voici une visite (rapide) de l’exposition en vidéo : (d’autres photos et vidéos ci dessous)

http://www.dailymotion.com/video/x8xpkz

Interview avec Alain Dominique G

image_article Dany : Alain Dominique, merci de me recevoir ce soir pour HipHop4ever, vous êtes architecte, avez la cinquantaine, ou la quarantaine

ADG : La cinquantaine plutôt glissante

D : D’où vous est venu cet intérêt pour le Tag et le graffiti ?

ADG : L’intérêt est venu du fait que je suis architecte donc avant tout dans la rue comme tous les architectes : l’artiste de la rue le premier c’est l’architecte car pas de constructions égal pas de murs donc pas de tags. Donc je suis l’artiste de la rue mais il se trouve que je ne suis plus le seul parce que sur les murs de mes chantiers et de mes palissades, j’ai vu fleurir depuis une dizaine d’année, un peu plus un art absolument dingue, fort, violent coloré, un art sans limite qui faisait apparaitre parfois mes réalisations architecturales un peu fade et je me suis intéressé à cet art immédiatement et aux artistes. J’ai la chance en tant que bénévole de la fondation SETTON qui distribue des sacs de couchage pour les SDF, une des plus belles fondations au monde parce que fonctionnant sans aucun frais de gestion, 30 euros donnés à la fondation égal un sac de couchage et donc Mme SETTON qui était la responsable merveilleuse mais malheureusement disparue, on allait avec elle gare du Nord distribuer les sacs aux Sdf et là j’ai rencontré les artistes qui revenaient de leur travail ou qui partait et le dialogue s’est engagé sur ce sujet car je trouvais qu’il y avait une grande injustice entre le fait que moi on me demande de faire des œuvres pour la postérité et que eux qui veulent mettre leurs noms alors que moi je ne veut pas mettre le mien on ne leur donne même pas quelques jours à vivre : et je me suis dit on va réparer cette injustice et leur offrir au moins le temps avec des œuvres mises à l’abri du temps et en même temps, à l’abri du temps mais pas à l’abri du regard au contraire, on va l’exposer au grand public donc j’ai voulu le montrer au grand public.

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D : alors justement, j’ai compris que vous deviez signer vos bâtiments, vos murs et c’est ce qu’on retrouve aussi chez les graffeurs.

ADG : non, moi je refuse de signer les murs, je refuse de mettre mon nom sur les immeubles parce que je trouve que c’est une forme parfois d’égocentrisme et en  tant que vieil  aristocrate  mon nom parle pour moi , je n’ai pas besoin de l’écrire sur les murs. D’ailleurs c’est amusant de voir que ce sont les aristocrates Emmanuel Debrandt, moi qui portons les artistes et qui sommes proches d’eux et les bourgeois qui en ont peur : c’est très amusant de voir que la bourgeoise a peur du tag et du graff comme le centre de Paris a peur de ses barbares périphériques, alors qu’en fait cet art est né en France à Paris, dans le 7ieme arrondissement au centre de Paris.

D : c’est quelque chose qui m’intéresse énormément, qu’est ce que vous avez voulu proposer ? Nous sommes ici au Grand Palais, comment avez vous  réussi à faire venir l’exposition en ces lieux et la deuxième question c’est surtout qu’est ce que vous cherchez à travers ca ? A réveiller les consciences, a attirer des gens un petit peu différent car le lieu et justement exceptionnel ?

ADG : c’est tout cela à la fois, vous avez tout vu, d’abord ce n’est pas moi qui ai choisi le Grand Palais, c’est le Grand Palais qui a voulu avec l’impulsion de Jean Marc Boyé du ministère de la culture et surtout d’Olivier Kaeppelin, délégué aux Arts plastiques qui a voulu immédiatement prendre position dans cet art et redonner au Grand Palais le rôle qu’il a eu précédemment, à savoir l’organisateur de grands salons anonymes et en même temps découvreur de nouveaux mouvements : dans cette deuxième configuration Yves SAINT-GEOURS a eu le mérite de porter le débat sur la place public et de pouvoir présenter au public et de pouvoir lui permettre de rencontrer cet art qui juste à présent était vu mais surtout mal vu.

D : oui et qui est surtout connu d’une tranche de la population qui est plutôt proche de la Culture Hip Hop à la base et là vous vouliez justement l’ouvrir à d’autres ?

ADG : oui tout à fait et je trouvais que c’est un art complet, pluridisciplinaire, un art international, c’est un art à maturité, donc je crois qu’il était temps à la fois de le montrer, de le faire découvrir, de le faire connaitre et surtout reconnaitre.

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D : Alain Dominique, pour continuer, qu’est ce qui vous plait autant dans le graff et pourquoi cette envie de regrouper autant d’œuvres différentes et de les exposer ?

ADG : ce qui me plait tant c’est qu’il y a une liberté extraordinaire : toujours une fois les bornes franchies, il n’y a plus de limites. Moi je suis restreint dans mon art, je suis restreint par les règlements, par les administrations, et là je vois des personnes qui s’affranchissent de tous les codes de tous les règlements ou autorisations et qui se lâchent totalement dans un art fulgurant, un art énergique, en plus c’est un art primaire, donc un art premier, un art fort qui vous parle : surtout qu’on est un petit peu au bout de l’art contemporain qui fatigue et il n’y a plus grand chose à dire alors que là il y a des choses extraordinaires à raconter. Maintenant pourquoi autant d’artistes différents et bien d’abord il faudrait dire aussi pourquoi le même thème et le même format

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D : c’est une question que j’allais forcément vous poser plus tard (rires) ADG : tout cela va ensemble, pourquoi autant d’artistes parce que je voulais que cela soit un panorama international de cet art, et pourquoi le même format et le même thème : je voulais une empreinte comparative d’un mouvement. Je crois qu’on ne peut pas juger des chevaux dans leur allure si on ne les fait pas tous courir sur une piste avec des limites et partir au même moment des mêmes starting blocs, donc j’ai voulu que cela soit un défi international, un défi sur un même format, un même thème, et sur un sujet qui n’avais jamais été traité : l’Amour pour que tous les artistes soient ex-æquo et partent dans cette course avec les mêmes
atouts et les mêmes contraintes pour que l’on puisse voir qui sont les bons, qui sont les mauvais, qui sont les meilleurs dans chaque domaine. Donc grâce à cette contrainte de formats, de styles, de lieu et de temps, on peut comparer exactement les styles et chaque individu, chaque personnalité se révèle encore davantage donc une découverte et une découverte presque pédagogique avec une exposition chronologique qui part de TAKI jusqu’aux nouveaux continents que sont la Chine ou l’Iran, donc une promenade dans le temps, une promenade dans les styles, dans l’évolution des styles, une découverte à la fois dans le caractère et dans l’aspect artistique, mais également dans l’aspect historique et l’aspect sociologique : on s’interroge sur la façon dont cet art s’empare des murs abandonnés en jachère, ou ils viennent apporter une nouvelle culture.

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D : aujourd’hui vous présentez un recueil de 300 œuvres, donc de 150 artistes, sur chaque fois un dyptique avec cette triple contrainte d’unicité de lieu pour la création, d’unicité au niveau du format et du thème : nous en avons bien compris le but, mais justement le graffiti est aussi quelque part normalement quelque chose d’assez libre d’assez « freestyle » et dans ce cadre pourquoi avoir imposé un thème : nous aurions pu très bien comparer des artistes sans avoir de thèmes imposés.

ADG : justement au contraire, on ne peut pas comparer l’inspiration de chacun si les thèmes diffèrent que les formats diffèrent, que les époques diffèrent, que le temps donné diffère, je crois qu’au contraire, que plu il ya de contraintes : comment comparer le corps de trois femmes : ce n’est pas en mettant une en Burka, une deuxième en robe longue et une troisième en maillot de bain que vous allez comparer leurs corps : regardez Miss Monde, on impose le même maillot de bain à tout le monde : ce n’est pas un hasard, plus vous imposez mieux vous pouvez faire la différence, mieux vous pouvez donner votre avis réellement sur ce qui est montré. Il faut que les gens montre la même or ce qui est intéressant dans le thème de l’amour c’est qu’il n’avait jamais été traité avant par les artistes : donc il n’y avait pas de solution déja toute établie, il n’y avait pas de redite, pas d’astuce, chacun s’est confronté à un sujet qu’il n’avait jamais abordé, donc il l’a abordé à armes égales, avec un seul point commun : leur âme, leur cœur. Donc une œuvre extrêmement rare, précieuse  et faite il faut le dire, et on ne le dit jamais assez, faite avec beaucoup de pudeur et énormément d’originalité.

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D : que voulez vous dire par pudeur ?

ADG : que l’amour est tout à fait sobre, alors que tout le monde m’a dit tu va avoir des trucs hard, gores, dégueulasse, c’est d’une pudeur extrême, j’ai à peine un bout de fesse, à peine un bout de seins, rien, ce n’est même pas assez érotique, c’est d’une pudeur, d’une tendresse, d ‘une douceur que peu de gens soupçonnaient. Il y a une variété de couleurs, de forces, or tout le monde m’avait dit, des artistes, des galeristes, les plus grands galeristes français, dont certains viennent de rentrer à l’instant m’ont dis mais Alain arrête au bout de trois œuvres tu auras trois fois les mêmes coulures noires et dégueulasses, or j’ai 300 toiles et il n’y a pas deux toiles qui se ressemblent : c’est ça le secret.

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D : Alain Dominique, que vont devenir ces œuvres : je me suis renseigné normalement vous vous êtes engagé à ne pas les vendre séparément, que vont elles devenir ?

ADG : elles vont faire le tour du monde, elles vont être accueillies par des musées du monde entier, à qui je demanderai de recueillir les oeuvres des plus grand artistes du pays qui l’accueille comme une sorte de boule de neige que je lance, et qui s’enrichira, à chaque étape des artistes du pays traversé pour que à la longue elle recueille comme une boule de neige toute les épaisseurs, toutes les couches des pays du monde et qu’elle me revienne comme elle est déjà entrain de devenir à savoir la collection de référence du dernier art de cette fin de vingtième siècle.

D : Alain Dominique, moi je fais parti de la culture Hip Hop, vous aussi peut-être ?

ADG : non pas du tout

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D : qu’est ce qu’aujourd’hui vous pensez de la culture Hip Hop, et des différents piliers de la culture Hip Hop, le graffiti n’étant qu’un des quatres piliers : il y a en plus les Mcs/rappeurs, les Djs, et les danseurs : est ce que les autres piliers vous intéressent aussi, ou c’est vraiment le graffiti qui un jour vous a interpeler ?

ADG : moi c’est uniquement le graffiti qui m’a interpelé, j’étais confronté encore une fois en tant qu’architecte avec des œuvres sur mes chantiers, sur mon lieu de travail, que je rencontre chaque jour, je n’ai pas la chance, par ma génération, par mon âge, de rencontrer tous les jours des rappeurs ou des Djs, donc je suis beaucoup moins à même de m’entendre avec eux, de recueillir leurs œuvres et de faire avec eux un bout de chemins. Alors que naturellement chez moi également de part mes origines italiennes, la peinture et le mécénat sont traditionnels, donc j’étais beaucoup plus enclin et plus prédestiné à cet aspect de l’art : je ne néglige pas les autres, je ne les refuse pas, mais je ne peux pas entreprendre  une telle œuvre dans tous les domaines artistiques, c’est trop vaste pour moi. En plus cela fait prétentieux, moi j’ai essayé de me limiter à une œuvre et je tiens à vous dire quelque chose, j’ai été dépassé par mon projet, je ne pensais pas en commençant le projet je voulais peut être dix artistes, vingt, mais ce sont les artistes qui m’ont poussé, qui m’ont dit il faut aller plus loin ; il faut aller en chercher un tel en Afrique, avoir le Néozélandais, il faut que tu ais le maitre New-Yorkais, et c’est moi finalement, poussé par les artistes : moi j’ai poussé un wagon qui était en pente , je me suis laissé emporté et je me suis fait dépasser par mon projet.et aujourd’hui j’ai un projet dingue, qui me submerge qui fait que je n’ai même plus le temps d’être architecte, qui me prend tout mon temps, car je suis un bénévole, moi je ne vends rien à cette exposition même pas un Tshirt, même pas une casserole, même pas une carte postale : je vends des catalogues à prix coutant, avec une entrée très peu chère, pour que tout le monde vienne, que le plus grand nombre vienne reparte avec un catalogue des 300 œuvres sous le bras, et pour vingt euros : ce qui n’est rien, c’est le prix de revient, un livre comme cela devrait couter 50 euros, moi je ce que je veux c’est diffuser cet art et je travaille avec et pour les artistes. Je crois que c’est une belle leçon de mécénat à une époque mercantile, à une époque où tout est business, et bien il y a encore un bel esprit qui souffle et je serai heureux si chacun venait le découvrir avec un regard sans a-priori, un regard sans préjugés, c’est à dire un regard juste, juste un regard.

Voici aussi la version montée au format audio de notre interview : à écouter : y a été ajouté un intru de Yoyo. (press play)  :

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Voici le tout dernier pan de toiles de l’exposition : vous y apercevez un lettrage blanc très moderne du Brésilien Nunca., mais aussi la toile d’un graffeur iranien ce sont les toiles des pays « émergents » du graffiti.

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Retrouvez une partie des photos de l’exposition ici : Gallerie TAG

Voici maintenant divers témoignages recueillis ce même soir : j’ai souhaité interroger quelques personnes : voici ce que l’exposition succite :

http://www.dailymotion.com/video/x8xq0v
http://www.dailymotion.com/video/x8xppq

http://www.dailymotion.com/video/x8xq6k

http://www.dailymotion.com/video/x8xx9h

http://www.dailymotion.com/video/x8xqax

Montage en musique : Image de prévisualisation YouTube

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Retrouvez aussi d’autres informations sur cette exposition TAG sur : le site officiel

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Mes remerciements à Alain Dominique pour sa disponibilité, mais surtout son amour pour le graffiti. Merci aussi à Catherine et Katia. Sujet réalisé par Dany pour www.hiphop4ever.fr

Retrouvez des compléments d’informations sur le site officiel : http://www.tagaugrandpalais.com/et sur http://www.myspace.com/tag_grandpalais

Je ne pouvais pas oublier d’ajouter la série où apparaissent les toiles de BANDO, le père du graffiti en France.

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Un clip bien Hip-Hop : Lieutenant de Vicelow

3042009

vicelow2.jpgVoici ce soir le dernier clip nommé « Lieutenant » de Vicelow (ex membre du déja innovant « Saian Supa Crew ») extrait de la BLUE TAPE. Cet album est dans les bacs depuis quelques mois. Lieutenant a été tourné avec le R.A.F crew et en spécial guest les danseurs : Artson Brieuc Deyvron Enrik Fabb Go Hibrah Ingrid Jessica Junior Ibrahim Lamine Laura Laurent (Twins) Marion Meech Mined Nikel(YuDat) Samuel(YuDat) Scorpion Yugson.

 

http://www.dailymotion.com/video/x8sibk

La réalisation, propre et efficace est due à Unikdesgin chapeau.

vicelow1.jpgBravo au « Noir à lunette » (c’est comme cela qu’il se présente de temps à autre) qui a su réunir au travers d’un clip visuellement intéressant, quasiment toutes les disciplines du Hip-Hop, excepté le Dj lui absent. Il est fort appréciable de revoir ainsi des clips de puristes, loin des grosses allemandes ou italiennes et encore plus loin des ladies aux shorts et maillot trop petits…

Les images en font presque oublier Vicelow rappant.  En réalité il est collé aux rythmes de l’instru, montre là un aspect technique fort appréciable, sans en oublier une diction parfaite et une succession de thèmes habillement amenés.

En conclusion l’ensemble se laisse fort bien voir!

Plus d’informations :

  1. http://www.myspace.com/unikdesign
  2. http://www.myspace.com/vicelowssc

NB : Vous pourrez bientôt retrouver un clip qui mêle tous les piliers du HH avec le clip de Freeman « B-Boy » qui est dans la boite (des vidéos et images de la préparation ici) bientôt monté pour le prochain projet du Free : « En haut la misère paie vol3″




Painterz Vol 2 : Rencontre avec les créateurs du magazine de graffiti

25032009

Painterz Vol 2 : Rencontre avec les créateurs du magazine de graffiti dans Interview painterz1logo1Bonjour. Cet article avait déjà été publié en décembre 2008. Cela peut faire un peu réchauffé mais non, c’est l’actualité qui reprend le pas : ce DVD sur le graffiti sort dans les bacs après quelques mois de retard : l’industrie du disque et du DVD Hip Hop montre des signes de risque de fin de vie… bref, voici donc la rencontre avec les créateurs du magazine de graff sur DVD. Pour information, le graff et le tag sont à l’honneur au Grand Palais dans le cadre d’une exposition justement nommée TAG. Un reportage est en préparation.

C’est par un après-midi assez triste que je me rend encore une fois à Chatelet. J’ai RDV avec Jeeklow et Jérome de Label Rouge. Direction un vieux bar, installation, début de la communication…

Dany : Je suis avec Jeeklow, et Jérome, bonjour à vous deux : vous êtes ici cette après-midi pour nous parler de Painterz : mais c’est quoi ?

p1000654-300x225 dans street art Jeeklow : Painterz est un magazine dédié à la culture du graffiti en France. Pour re-situer les choses : à la base Painterz était un fanzine gratuit, on en avait fait deux numéros, et ensuite on a fait une sortie en kiosques on a sorti trois numéros : c’étaient des Cd-rom (photos-vidéos), et ensuite on est passé au DVD. Cela permet de voir que l’on a vraiment fait tout cela par étapes.

 

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D : tu peux nous redonner les années ?

J : les premiers fanzines c’était en 2004, de 2004 à maintenant : en quatre ans on a fait tout ca : du gratuit, des Cd-rom et là on a sorti un premier DVD qui est sorti au mois de décembre dernier (2007), qui a vraiment pas mal marché, et la on enchaine donc le deuxième.

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D : Tu nous présentes donc aujourd’hui Painterz Vol.2 : a t’il des particularités par rapport au premier volume ?

painterz-small J : La particularité qu’il a c’est que dans le premier on n’avait pas mis que du graffiti. On avait filmé beaucoup de choses différentes : je ne sais pas si tu te rappelle il y a eu pas mal d’émeutes en France et on avait mélangé cela avec le graff et je sais que cela n’a pas plu à tout le monde. Dans celui la on s’est donc axé sur le graffiti. Comme pour le premier par contre on essaye de mettre tous les genres du graffiti : on reste dans le même délire c’est à dire on peut mettre aussi bien une action sur train qui est repréhensible par la loi, et aussi bien de la couleur (tranquille) sur un terrain vague ou un mur.

 

D : Jeeklow qui est à l’initiative de Painterz et de ce DVD ?

 

J : A la base Painterz a été créé par un ami et moi : on a commencé à sortir les magazines gratuits et dès le deuxième numéro on s’est associé avec Jérôme de Label Rouge : et après tout ce qui a été sorti en kiosque c’est grâce à lui. Il était dedans : dans la distribution : c’est lui qui nous a vraiment lancé au niveau national. Depuis je suis avec Jérome : nous sommes donc deux , plus diverses personnes qui travaillent avec nous en parallèle.

Pour vous mettre dedans voici le trailer du DVD :

http://www.dailymotion.com/video/x6n2tv

Teaser painterz vol2 par flocuscityzen

D : Jérome avec Label Rouge s’occupe plus de la production ?

p1000657-300x225 J : Oui, lui s’occupe de toute la production et moi je suis choisi les artistes, finalement pour simplifier je m’occupe de tout ce qui est artistique du truc : en fait je filme et m’occupe du choix des artistes.

D : Tout magazine de graffiti, avec une connotation forcément Hip Hop doit s’accompagner d’une bande son : qui est à l’origine de l’habillage sonore ?

J : Pour le deuxième DVD on a un rappeur qui s’appelle Gaouli, qui fait des prods, et en fait il a une équipe et c’est celle ci qui nous a fait pas mal de sons et aussi un petit gars de Nemours qui s’appelle Jessee James : c’est vraiment les deux personnes qui nous ont laché des prods pour ce DVD là.

D : Sur ce DVD , il n’y a du coup que des graffeurs, ou est ce que tu as aussi interviewé ou rencontré d’autres acteurs du mouvement ?

J : En fait tant que tout n’est pas fini je ne veux pas trop en parler, parce que si je le fais pas ça ne sera plus dans le délire, mais pour la plupart on a fais justement dans les graffeurs. Par contre ce qu’on essaye de faire à chaque numéro c’est de ne pas rester qu’à Paris : là on est parti à Toulouse, je suis aussi allé à Berlin où j’ai filmé la ville : j’ai marché durant 3 jours et filmé tout ce qu’il s’y passait dans les rues.

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D : Veux tu nous citer les endroits où tu es allé et les crew que tu a pu rencontrer ?

J : Je suis parti à Toulouse : là j’ai croisé l’équipe REZO : c’est vraiment un des gros de là bas qui fait de grosses productions de couleurs, en plus en a croisé des petits mecs les APS eux qui s’attaquent pratiquement qu’aux trains : c’est vraiment coté « vandale » : on essaye de vraiment de voir tous les aspects, et d’autres mecs à Toulouse qui étaient avec eux et un petit focus sur la ville. Et ensuite je suis parti à Berlin comme je te l’ai déjà dit et la j’ai vraiment fait un focus sur la rue : parce que là bas c’est vraiment un autre délire…

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D : ce que tu veux dire c’est qu’en Allemagne la culture graffiti est bien encrée dans leur culture ?

J : On peut dire que leurs rues sont sales : c’est comme à Paris en 1998 : là bas il n’y a pas de nettoyage, les gens s’attaquent aux immeubles, aux églises…. ça rigole pas quoi : c’est ça qui m’a plu. Nous sommes aussi allé aussi un Dunquerke, plus précisément un collègue à moi qui travaille avec moi sur le projet a filmé là bas : il y a la bas de très bons graffeurs : il n’y fait pas beau mais il y a de la belle couleur.

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Concernant les crews que j’ai pu voir : tu vas retrouver dans ce DVD : Nasty, Slice : ce sont des mecs à l’ancienne, des mecs qui peignaient au début des années 90 : qui s’attaquaient beaucoup aux métros, à la rue : c’était vraiment des vandales, j’ai filmé aussi Le H lui est un mec de sarcelles qui fait des chats dans la rue. J’ai filmé aussi ADK CREW : c’est une équipe qui ne s’attaque pareil qu’aux trains sur la région parisienne, il y a aussi les GAP : c’est un très vieux groupe, un très vieux crew, les mecs tu peux les retrouver sur Paris, en Province : il réunit beaucoup de membres : on a fait un petit focus aussi avec eux : on a pas filmé tout le monde car ils sont beaucoup, mais quelques uns tout de même : les plus importants sur Paris qui sont actifs…..

D : Justement Jeeklow, aujourd’hui qui sont les graffeurs, quelle est leur « tranche d’âge » ?

J : Je pense qu’il n’y a pas d’age pour le graffiti : ça va du petit gamin qui a 11 ans et qui commence au mec qui a 37 ans, qui peint depuis 25 ans,il n’y a pas d’âge.

D : T’as accompagné des crew dans le métro ou pas ?

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J : J’ai fais une vidéo avec ADK : on est parti sur un train : il faisait super chaud, et avec l’adrénaline, car quand tu filmes, t’as beaucoup d’adrénaline, parce que tu as peur de te faire attraper : et voila : c’était en plus dans un endroit particulier : tu avais le train et tu étais vu de la rue : et il y avait une gendarmerie juste à coté, alors ajoute une dose de stress et ça reste un bon souvenir.

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D : c’est aussi peut-être ce qui plait aussi à certains graffeurs : ce coté adrénaline, ce coté je prends un risque et j’essaye de laisser une trace ?

J : En fait à la base pour plein de gens le graffitti c’est ça : c’est pas aller faire un graff dans un terrain vague : le graffiti c’est aussi prendre des riques : de faire un graffitti où tu n’as pas le droit : pour beaucoup c’est ça le « vrai graffiti ».

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D : Jérome, quand sort le DVD et ou pourra t’on le retrouver ?

Jé : dans quelques semaines : disons courant du mois de novembre : et tu pourras le retrouver dans les Fnac, Virgin, magasins spécialisés : tous les points de vente habituels, et sur notre site : www.labelrougeprod.fr

D : Je crois que vous allez aussi sortir une édition spéciale ?

Jé : oui un coffret qui va inclure le Volume 1 et le Volume 2 en fait qui sera un petit peu plus cher que le vol1 tout seul bien sur : mais on va essayer de faire un beau produit, pour que les mecs qui ont raté le 1 puisse avoir les 2 pour pas trop cher non plus avec un CD rom offert, un petit plus en tous les cas : ça sera pour les fêtes de fin d’année.

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J : je tiens juste à préciser que pour le numéro 2 on a fait la démarche de le faire moins cher :

Jé : On a tenu compte du contexte social et économique…

D : Le marasme économique tu veux dire ?

Jé : le pouvoir d’achat a baissé, donc on baisse notre prix : on annonce 12 Euros en prix vert alors que je me souviens le dernier était à 16 Euros en prix vert : on baisse notre prix, mais on ne baisse pas notre froc (rires), tout pour le Hip-Hop.

Plus d’informations sur le myspace (de Jeeklow): http://www.myspace.com/promone et plus encore (juste sur Painterz) : http://www.myspace.com/painterz

Merci à Jeeklow et à Jérôme (Label Rouge)- Keep watching the street – Peace – Dany

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Rencontre avec Ben Leon, jeune artiste peintre

14032009

Lors du concert des Sages Poètes de la Rue au 104 j’ai eu l’opportunité de rencontrer Ben Leon, jeune artiste peintre. Voici la présentation de son univers.

zoxea.jpgDany : Bonjour Ben, peux tu simplement te présenter ?

Ben : Je m’appelle Ben, j’ai 23 ans, j’habite près de Bordeaux, j’ai toujours eu un plutôt bon niveau en dessin, en art plastique à l’école, et disons que la peinture c’est quelque chose de tout nouveau pour moi, enfin de faire des tableaux : j’ai commencé en octobre dernier. J’avais pratiqué le graff dans la rue…

D : tu as donc commencé avec du graff, plutôt sauvage, comment en es tu arrivé à faire des toiles : sur un support

B : j’ai en fait commencé à faire du pochoir, et après l’idée m’est venue de le faire sur toile parce que je désirais faire une expo. Je connais quelqu’un, un ami qui est patron d’un bar qui organise pas mal de manifestations, concerts, expos et donc je lui ai demandé si je pouvais exposer des toiles. Il m’a dit qu’à partir du moment ou je faisais même une tache sur un tableau il l’exposerai… l’exposition a donc eu lieu.

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D : plus que des taches, ton idée a été de reprendre/faire des portraits : je te connais aujourd’hui à travers cela, il y a une grosse tendance HIP-HOP dans ces derniers, peux tu nous dire quels portraits tu as déjà réalisé aujourd’hui et pourquoi cela ?

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B : tout simplement parce que j’aime beaucoup le Hip Hop et que depuis tout petit j’ai été bercé là dedans. Depuis l’age de 10-12 ans. J’ai donc réalisé des portraits de personnalités Hip Hop comme Zoxea, Oxmo, Notorious Big.

D : j’ai vu que tu avais fais plusieurs modèles différents d’Oxmo :

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B : effectivement, j’en ai fait un où il est sur scène avec un micro, avec un effet de projecteur dessus, que j’ai vendu d’ailleurs, et un autre avec une casquette en train de pointer un cactus du doigt (NDLR : clin d’oeuil à l’album cactus de Sibérie)

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benoxmolive.jpeg D : pourquoi as tu un jour eu envie de peindre ? et pourquoi une expo et tout simplement le pourquoi du comment des toiles ? 

B : L’année dernière, je préparais une rentrée pour faire un diplôme en production graphique en alternance, en parallèle d’un job d’été je cherchais une entreprise pour m’embaucher et j’ai eu un accident: j’ai fais x jours d’hopital et 6 semaines de blocages avec un double fracture de la machoire : je ne pouvais pas passer d’entretiens, et donc rentrée fichue et forcer de « prendre une année sabbatique » et donc il a fallu que je trouve une occupation et comme le dessin est ma passion, j’ai voulu dessiner et faire une expo. Enfin à cette période la peinture a aussi été pour moi  (sans en donner les raisons) un exutoire.

D : est ce que tu as un endroit où le public peut découvrir tes tableaux et en connaître les prix de vente?

B : j’ai fais ma première exposition et du coup cela m’a permis aussi justement d’avoir un avis là dessus et donc j’ai commencé un petit peu à vendre : j’ai vendu le portrait d’Ox 300 euros, format 40*50, et des petits tableaux format 30*24 que j’ai vendu 40 euros en moyenne.

D : quels étaient ces « petits tableaux »

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B : celui de Notorious Big, celui de Vincent Cassel dans la Haine et un petit d’Oxmo.

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D : on se rencontre aujourd’hui au concert de Zoxea, pourquoi es tu là ce soir ?

B : parce que j’ai été invité. Grace à Facebook notamment : Zoxea a vu ma toile il m’a filé le numéro de Sophie que j’ai appelé (qui s’occupe de Zoxea) et m’a demandé si je voulais venir et m’a donc mis sur la liste des invités.

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D : Peux tu nous donner ta vision du Hip-Hop ?

B : c’est large, tout simplement moi j’ai été nourri à ça quand j’étais petit, musicalement j’ai commencé par ça et ce qu’il s’est passé c’est que je me suis rendu compte qu’au fur et à mesure le Hip-Hop a changé énormément. Le mouvement a évolué énormément, pas forcément dans le bon sens du terme à chaque fois et du coup j’ai commencé à m’intéresser à d’autres styles musicaux et notamment le funk, le jazz, la soul et en définitive tout ce qui a finalement fait le HH.

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D : Ben quelque chose à rajouter ?

B : Pour le moment ce que je fais est un début, un loisir, j’ai je pense une grosse marge de progression et j’essaye d’aller dans le bon sens tout en essayant de garder la tête froide. Ce que j’ai fait pour le moment on va dire que c’est pas une mise à niveau, mais un entrainement, et que je voudrai aussi et surtout être plus engagé dans ce que je fais et de faire des choses plus percutantes encore : tout simplement en faisant réagir les gens à la vue de mes travaux : que cela soit dans la rue ou sur toiles, de poser des interrogations… que les gens se posent des questions

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D : Tu ne vas faire que des portraits, ou aussi des toiles de paysages, des scènes de vie quotidiennes ?vers quoi vas tu partir ?

B :  pour l’instant je vais plutôt rester centrer sur les personnages mais mélangés à d’autres choses.

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theartist.jpgArtiste à suivre – Par Dany pour HipHop4Ever

son Facebook : BenLeon

Rencontre avec Ben Leon, jeune artiste peintre dans Interview




Rencontre avec SINDE activiste du Street Art

23122008

Dany : bonjour Xavier (aka Sindé), avant de commencer peux tu simplement nous expliquer la signification de ton blaze ?

dscf0011.jpg SINDE : mon but était de trouver un nom qu’on retienne et comme j’aime beaucoup la bande dessinée : « SINDE » c’est « Dessin » en verlan tout simplement.

D : J’imagine que tu as commencé comme beaucoup par les dessins sur tes cahiers, ensuite les pochoirs, le tag et le graff sauvage (sur murs ou trains), raconte-nous tes débuts :

S : j’ai toujours kiffé le dessin, donc j’ai toujours fais des dessins dans des books, j’adore la bande dessinée, et assez vite j’ai aimé le graffiti et donc voila. On est à peu près en 1996 quand j’ai commencé à m’intéresser au graffiti.

D : Tu as commencé le graff en 96, comment se sont passés tes débuts dans le graffiti, et par quoi es tu passé :

S : j’ai toujours voulu faire du graffiti, la progression est simple : il faut faire plein de tags, enfin il faut faire du vandale et du terrain.

D : avant ce travail « de rue », tu as beaucoup travaillé et préparé sur des carnets :

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S : effectivement, j’ai toujours sur moi un carnet qui me permet de saisir une idée, une pensée, un dessin, un personnage ou un lettrage … Et puis on travaillait sur les cahiers, aussi en commun, à plusieurs comme tu peux le faire sur un mur.  Le but était encore une fois d’avoir des travaux aboutis dont on soit content. On peut retrouver ce travail sur certains de mes croquis que j’espère tu pourras montrer.

Rencontre avec SINDE activiste du Street Art dans Interview

Un autre exemple d’une page d’un cahier/book  de Sinde :

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The Last one  (il y en a tellement il m’a fallu forcément opérer une sélection) :

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Avant de continuer plus loin notre entretien, voici une présentation de certains des travaux de Sinde : (press play)

Image de prévisualisation YouTube

D : Tu as ensuite évolué au fur et à mesure, comment t’es venu et c’est là ta force et ton originalité l’envie de peindre sur des supports non usuels : comme les planches de skate board et ensuite les meubles (portes, tables, meubles TV, lits ?…) : Comment t’es venue cette idée ?

S : c’était pour voir le dessin qui était sur mur (normalement), le voir sur tous les supports possibles : voir ce même dessin partout en tous les cas presque partout.

D : Après plus précisément, pourquoi sur un skate ?

S : Les skate board c’est parce que je trainais en fait tout le temps dans un skate shop et j’avais un pote qui travaillait là bas, et à force de voir les visuels des planches, j’ai eu envie d’en faire. Je les fais comme des tableaux, c’est pour accrocher au mur.

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D : quand as tu commencé à faire des tableaux sur des skates ?

S : c’était il y a trois ans à peu près, et j’ai pu réaliser environ 16 planches à ce jour.

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D : Au niveau de tes influences, on voit bien qu’il y a une certaine influence par rapport à la BD, c’est ce qu’on peut voir en fait sur une photo que nous montrerons,

La photo ci dessous permet de voir deux de tes univers :

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- les personnages : ici les jumeaux, énergiques, assez « naïfs », avec des traits pas forcements fins, avec de gros yeux et de grosses mains : façon manga et comics, on retrouve aussi les images de l’argent, du vol, des policiers, et des gangsters.

- le traité des couleurs et des formes   „ethniques“ , comme nous avons aussi pu le découvrir chez un artiste dont tu es proche : Freddish. As tu quelque chose à rajouter par rapport à cela

S : Oui, carrément, ceux que tu appelles les jumeaux sont en fait les premières planches que j’ai faites, donc en fait ces deux la sont deux BBoys en « spontanés » : c’est ce que je savais le mieux faire : donc ce sont les deux premières, en « super spontanés ».

2FRED : Moi je les avais appelé les jumeaux, parce que je trouvais ça marrant.

S : je n’ai pas fait exprès, mais cela peut faire penser à des jumeaux.

D : Peux tu nous parler aussi de cette période ou tu faisais du dessin, qu’est ce que tu dessinais principalement ?

S : surtout des persos : des lettrages aussi, mais surtout des petits personnages.

D : Après les persos, tu as aussi un traité de couleurs, je n’arrivais pas à mettre un nom dessus, et comme nous avons tous les deux des connaissances, une vision des travaux de Freddish, et de ses traités, formes « éthniques »

S : en fait à la base c’est des graffs des formes Hip Hop, que je mélange avec des choses que j’aime bien comme l’Egypte, tout ce que je vois : de la bande dessinée, plein d’art et de cultures.

D : Tu insistes beaucoup sur les couleurs, dans certains de ces tableaux tu utilises des dégradés et des couleurs variées et intéressantes, …  combien de temps peut te prendre la réalisation d’une planche ?

S : pas trop longtemps, c’est assez difficile à quantifier, on va dire entre 4 jours et une semaine : j’essaye de faire un rendu final sur chacun de mes tableaux, et c’est vrai que j’y passe plusieurs fois.

D : Derrière tout ce qui est planche de skate, il y a aussi une autre chose que tu as essayé de faire qui est vraiment intéressante, et qui fait aussi ta particularité : c’est le fait d’habiller des meubles. Sur quels types de meubles travaille tu, et peux tu nous décrire cela plus en détail ?

MEUBLE1

C’est des meubles que j’ai récupéré dans les greniers, et c’est des meubles que je ponce,  après je peins dessus comme un graff, je fais un fond, après des personnages, et j’aimerai ensuite les vendre au au moins pouvoir les montrer.

D : Tu veux habiller le meuble, le rendre différent, lui donner une seconde vie,  pourquoi ce support ?

S : Parce que c’est un beau support : cela peut rentrer chez les gens, ça peut aussi être exposé.

ARMOIRE

Un autre exemple d’habillage : une porte

PORTE1

D : Justement Xavier, as tu déja exposé ?

S : un petit peu avec des amis lors d’exposition « d’art urbain », mais aussi à porte de Versailles.

D : est ce que les gens peuvent acheter tes travaux, et donc te contacter ?

S : ils peuvent voir mon travail sur mon myspace : www.myspace.com/xsinde et peuvent en effet m’y contacter.

D : Quelle est l’oeuvre dont tu es le plus fier jusqu’à présent : l’oeuvre que tu regardes et tu te dis là mon travail est vraiment bien abouti et j’aime vraiment ce que j’ai fait ?

S : oui je vais te dire la série des skates.

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D : cette série est extensible, ou tu vas t’arreter et passer sur un autre support ?

S : j’aimerai bien continuer les skates et faire tous les supports possibles.

D : Question subsidiaires : comment trouves tu tes skates, tu es obligé de les acheter, … tu les récupères ?

S : les skates je les ai récupéré dans un skate shop, et c’est quand les jeunes venaient racheter un skate board, ils laissaient de temps en temps leur ancien skate. Et les vendeurs me les filaient.

D : Xav, donner le prix de tes planches n’est pas facile, mais on peut dire aux gens que cela est accessible ?

S : oui tout à fait…

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D : quels sont tes projets ou ton actualité ?

S : en ce moment, j’ai des amis,  ou plutôt un ami bucheron qui m’a filé des bouts de bois qu’il a découpé. Donc je vais pouvoir travailler sur de gros morceaux de bois, des bouts de troncs : ce sont des bouts de bois qui tiennent tout seul et qui peuvent être des objets de décoration.

D :Ton univers est connexe à celui du hip hop, peux tu nous expliquer ce que tu pense aujourd’hui de cette culture ? Peux tu nous parler de ta vision de la culture hip hop en France aujourd’hui ?

S : Je ne connais que le graff : le graff en tout cas c’est un truc qui va durer, qui est méconnu qui va toujours continuer.

D : toi ton envie, on le rappelle est simplement de faire rentrer le graffiti dans les maisons, les appartements, dans des expositions, et c’est pour cela que tu es arrivé à ça.

Son myspace : www.myspace.com/xsinde

Interview réalisé par Dany pour www.hiphop4ever.unblog.fr

 








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